Dans 9 jours, la première puissance mondiale et la première démocratie au monde va probablement connaître un scrutin historique en infligeant une défaite cinglante au parti présidentiel.
A l'occasion de conférences sur la politique américaine, il m'est souvent demandé de détailler les traits caractéristiques de cette belle démocratie.
Le 1er trait est que le réel importe moins que ce que l'on croit qu'il est.
Une campagne électorale c'est en permanence la bataille entre l'objectivement probable et le subjectivement certain.
Le candidat qui gagne la bataille du subjectivement certain gagne l'élection même si le réel objectif ne correspond pas à ce subjectivement certain.
Parce que ce subjectif est fort, la communication occupe une place décisive.
Aujourd'hui, le subjectivement certain, c'est qu'Obama est :
– un facteur d'amateurisme sur le plan intérieur,
– de fragilité sur le plan international.
En 2012, c'était le contraire. Obama était alors
le 1er Président à être parvenu à concrétiser la réforme de la santé et celui qui a "neutralisé" Ben Laden. Il était alors subjectivement un vrai "Commandant en Chef".
Depuis l'Obamacare a eu des échecs au point de justifier le départ de Kathleen Sebelius.
Quant à l'international, Obama est allé jusqu'à annoncer qu'il "n'avait pas de stratégie".
Ces deux faits bien scénarisés par les Républicains oont accrédité l'image qu'Obama = Carter.
Et depuis l'installation de ce sentiment pourtant faux, c'est la grille de lecture qui met en ordre l'actualité.
Le réel prouve une fois de plus qu'il est battu par ce que l'on croit qu'il est.
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