Chaque individu vit 3 naissances. la première, celle dont il n'est pas responsable. La seconde est celle du choix de sa vie. La troisième est celle du regard des autres. S'agissant de cette troisième naissance, le regard de nos chiens a toujours terriblement compté pour moi comme pour Marie et pour nos enfants Jonathan et Thomas.
Avec un animal comme avec un être humain, la confiance change tout. Elle éclaire tout de façon différente. Cet été, nous avons eu une épreuve inattendue : opérer Aspen d'un cancer. Ce fut une épreuve lourde. Lorsque nous sommes allés la retrouver après l'opération, elle souffrait, elle était terriblement inquiète.
Son souffle, de légers tremblements traduisaient son état. Son besoin de se blottir contre nous allait permettre de lui parler doucement, de la rassurer, lui dire à l'oreille combien elle était belle même avec une terrible cicatrice. Lui exprimer combien nous l'aimions et combien nous allions prendre soin d'elle. Sa confiance en nous allait faire son oeuvre et quelques minutes plus tard elle avait retrouvé son naturel : du rythme de sa respiration à sa façon de marcher. A un point tellement suprenant comme si elle faisait des efforts pour que nous ne nous inquiétions pas davantage.
C'est cette confiance mutuelle qui devrait régner de façon générale.
Pour me faire une opinion sur autrui, j'aime
écouter parler de leurs rapports avec les chiens. En quelques minutes on découvre des facettes d'une personnalité que l'on ne soupçonne pas. Ce fut le cas notamment avec Pierre de Villard, Yann Casavecchia, Catherine Abrard et tant d'autres personnes de notre équipe en mars 2014.
C'est un rapport très instructif : le débit des paroles souvent s'accélère. Les mots changent. Les exemples de complicités se multiplient …
Cette semaine, les Etats-Unis ont célébré le "national dog day". C'est une excellente initiative que d'avoir un focus au moins un jour par an sur des actions fortes à destination d'une cause.
D'ailleurs, la France a repris cette idée dans certains domaines mais en ayant une approche trop réductrice.
Pour cela, les animaux doivent avoir la reconnaissance du statut entier d'êtres vivants avec toutes les conséquences pénales qui peuvent en découler en cas de maltraitance.
Il faut aussi compter sur la création de cimetières intercommunaux pour les animaux et mener de façon récurrente des actions de sensibilisation sur le caractère intolérable des abandons comme sur le geste magnifique de l'adoption.
Que de retards ont été pris par nos collectivités.
Il serait temps que la France prenne conscience de son retard en la matière pour évoluer vers des actes urgents indispensables.
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