Mercredi 10 juillet dans l'après-midi, Marcel Mazza est décédé d'un accident de la route qui montre à l'excès le caractère éphémère de toute existence.
Le chauffeur d'un camion ne regarde pas la route, est surpris par un ralentissement et il explose littéralement le véhicule individuel qui est devant lui (véhicule de Marcel).
En quelques secondes, tout prend fin.
Ce mercredi 10 juillet 2013, en fin de matinée, j'avais eu Marcel au téléphone pour convenir d'un match de tennis le jeudi soir.
Quelques heures plus tard, un appel téléphonique de l'un des participants des matchs du jeudi m'informait de la terrible nouvelle.
Plusieurs mois plus tard,
la lecture du rapport technique de l'accident montre qu'il s'agit d'un assassinat à cible inconnue.
Les camions sont des bombes sur les routes et souvent dans une impunité irréelle, irresponsable.
Leurs chauffeurs peuvent être des assassins avec victimes aléatoires.
Marcel a été l'une de ces victimes de l'irresponsabilité d'un conducteur comme chacun d'entre nous peut l'être à chaque moment, directement ou l'un des êtres chers.
Combien de temps, une telle situation peut-elle être tolérée à ce point,banalisée à ce point ?
Vendredi 4 juillet 2014 à 15 heures 45 sur l'A 480 à 15 heures 40 à hauteur de Comboire, il était possible de "récupérer" sur son pare-brise des parpins considérables déversés depuis l'autre voie par un camion transportant des gravats sans la moindre bache et roulant à folle allure ….
Voilà la réalité des routes françaises puisqu'en dehors du stationnement en milieu urbain ou des radars dans les lignes droites, la sécurité semble ne pas faire l'objet de surveillance sérieuse.
Aujourd'hui, nous serons nombreux à avoir une pensée pour Marcel, pour son épouse, pour sa famille.
Il est un ami merveilleux comme il fut un responsable associatif exemplaire, dévoué, aimé, regretté.
J'espère que dans le prochain stade de tennis l'équipe dirigeante de Grenoble Tennis baptisera un lieu de son nom. Il le mérite.
Denis Bonzy
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