La négociation de l'entrée de l'Etat au capital d'Alstom donne lieu à un discours politique qui s'approche du délire.
1) L'entrée de l'Etat coûte bien 1 milliard 700 000 000€ aux contribuables. Si ce produit tiré d'une agence de participations avait été affecté à des économies donc allégeant d'autant la charge des contribuables face à d'autres dépenses publiques, il aurait été possible de parler de "non dépense publique". Il y a bien une dépense publique par cette perte de trésorerie.
2) Ce montant aurait pu être affecté à d'autres participations à l'exemple du
numérique. Des participations avec des retours plus rpoductifs sur les emplois du futur.
3) L'Etat annonce sa décision avant même que le montant de cette participation ait été finalisé. C'est du jamais vu dans une négociation. Tout est réuni pour que l'Etat "monte désormais au cocotier". Le groupe Bouygues est en position de force. Sa valorisation en la matière sera peut-être celle proche de l'annonce initiale mais il y a fort à parier que des différences aux frais de l'Etat donc des contribuables interviendront alors dans des affaires du périmètre global de ce Groupe, façon que l'Etat sauve la face publiquement dans le dossier Alstom mais lache dans la coulisse le "juste prix" du vendeur..
Imagine-t-on un acheteur dire à un vendeur :
1) de toutes les façons j'achèterai avant même que le prix définitif ne soit arrêté,
2) cet acheteur se tourne ensuite vers ses financiers pour leur dire et "cela ne vous coûte rien parce que j'avais cette somme en trésorerie donc il ne s'agit pas d'une dépense",
3) et ce même acheteur ajoute à ses financiers et :"en plus on fait une belle affaire parce que c'est la solution que je ne voulais pas au départ".
Dans la "vraie vie", les financiers diraient à l'acheteur "vous nous prenez vraiment pour ces cons, on se retire" mais là il s'agit de politique alors … le fait "d'être pris pour des cons" était probablement acquis dès le départ une fois de plus.
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