Cette semaine, le Préfet de Région accompagné par diverses autorités a présenté le plan dit d'urgence au sujet du réchauffement climatique dans le Sud Est. Le diagnostic est lucide. Mais les vraies actions font défaut.
Deux raisons essentielles :
1) en France, les écologistes ne sont pas les défenseurs de l'environnement mais une variable de la gauche. Progressivement, Grenoble qui devait être le "laboratoire de l'écologie" va le démontrer dans la lignée de l'actuelle continuité depuis mars 2014. De 1995 à 2008, le PS était majoritaire avec des alliés Verts. Depuis 2014, les Verts sont majoritaires avec des alliés PS. Mais fondamentalement , les règles ne changent pas. C'est seulement le rapport des forces internes à la gauche qui a changé.
2) Le décrochage entre les mots et les actes. Prenons un exemple concret. Si
certaines inactions sont fautives, il faut édicter un malus. L'inaction fautive doit être entourée de conséquences concrètes. Il ne doit plus s'agir d'aider en cas d'actions mais de pénaliser en cas d'inaction. Dès le début des années 90, le débat sur le malus a été engagé. Cela fait 30 ans que ce volet a été bloqué. Il était pourtant simple à mettre en oeuvre : un calendrier est défini pour des actions obligatoires. Si à l'issue du calendrier, rien n'a été fait, il y a application d'un malus sur des aides publiques. C'est la seule reconnaissance concrète d'un comportement fautif.
Les plans de succèdent. Les belles déclarations se suivent. Les alertes se multiplient mais dans les faits, rien d'important n'intervient.
Ainsi va la politique française en matière d'environnement, de finances …
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