A quelques jours près tout dernièrement entre fin avril et début mai, deux villes internationales ont engagé un débat de fond sur un sujet majeur : le leadership, c'est quoi ?
A Boston, la petite fille de G Bush a reçu le prix Courages in Profile pour la décision prise par son grand père en 1990 d'avoir permis un accord bipartisan au Congrès.
A Montréal, quelques jours auparavant, Mélanie Joly a été amenée à définir le "leadership au féminin".
Le rapprochement entre les contenus des deux interventions est intéressant.
Le prix Courages in Profile est dans
la lignée direct de l'esprit du livre de JFK qui a reçu le prix Pulitzer en 1957. Le leadership, c'est alors des actes de bravoure, d'intégrité, de courage et la capacité à briser des tabous du moment.
Mélanie Joly va à l'opposé de cette "conception masculine", elle récuse le "modèle masculin" et définit le leadership féminin comme des actes d'humanité, d'écoute, de sensibilité, d'anticipation …
En France, le débat sur le leadership moderne n'est pas ouvert. Ou plutôt, il est ouvert par la négation. Si on posait la question à l'opinion, elle répondrait probablement : "c'est ce que François Hollande n'a pas".
Les français voient ce qui manque mais ils abordent peu souvent ce qu'il faudrait positivement ajouter, d'où cette ambiance permanente et tout particulièrement actuellement de frustrations, de revanches qui sont le creuset des populismes : se mobiliser contre les autres.
Il ne s'agit pas de faire. Il s'agit de protester. C'est une mentalité très différente.
Tant que cette mentalité gardera une place aussi centrale dans le débat public français, le rebond sera difficile, voire impossible.
DB
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