Même aux Etats-Unis, la mode est à la gauche ou au populisme, ce qui explique pour partie les actuelles difficultés d'Obama, intellectuel nuancé.
Elizabeth Warren engage une tournée de promotion de son ouvrage sur le rythme d'une pré-présidentielle. Elle attaque les "capitalistes rentiers", fustige Wall Street comme jamais et dénonce le capitalisme financier dans des termes très offensifs inédits.
Dans le même temps, le livre de Thomas Piketty bat des records de ventes. Le thème : l'excès des inégalités ! Sur ce thème, ce livre rencontre un succès plus fort aux Etats-Unis qu'en … France.
En France, où lors des municipales, le hollandisme a
surtout fragilisé les Communes socialistes les plus modérées. Les Communes "très à gauche" ont mieux résisté que les "social-démocrates" là où les impératifs de gestion étaient mieux considérées.
Face à ce "besoin de gauche", l'alternative semble être désormais le besoin de peuple. C'est la montée des populismes : des réponses simples, des epressions qui mobilisent des bouc-émissaires. En 2010, lors des élections intermédiaires, le mouvement Tea Party a incarné cette "révolte du terrain" et avec des surprises électorales considérables.
Les élections intermédiaires 2014 semblent s'engager sur les mêmes bases.
En France, c'est Marine le Pen qui occupe ce créneau.
Entre les deux, les discours semblent trop compliqués, trop usés, trop impuissants, trop fatalistes, trop …
La crise de 2008 vient de donner naissance à l'un de ses pires "enfants" : la radicalisation obscurantiste : le refuge de croire gagne sur l'effort de chercher à comprendre.
Malheur aux modérés. Le temps des discours d'une pièce est engagé.
C'est la vraie crise : celle des mentalités, de la défiance, du refus des réalités.
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