Je tiens à exprimer mes remerciements à celles et à ceux qui m'ont témoigné depuis hier leur soutien.
Je tiens également à exprimer ma reconnaissance pour celles et pour ceux qui ont tenu à exprimer leur tolérance et leur ouverture d'esprit alors même qu'ils ne partagent pas le fond de cette position.
Mais d'autres affirmations (d'ailleurs toujours pas confirmées matériellement à cette heure à ma connaissance) ont été de nature à constituer des entorses graves au respect de la diversité de notre équipe.
Le texte intégral de mon communiqué de soutien à Jérôme Safar diffusé hier après-midi à la presse est le suivant. Il a été rédigé sur un en-tête personnel :
"
Dimanche 30 mars 2014, je voterai pour Jérôme Safar pour faire barrage aux mesures du Parti de Gauche.
Les raisons sont simples. Elles respectent la réalité matérielle des faits comme la prise en considération des enjeux majeurs de l’avenir des Grenoblois et des habitants de l’agglomération.
En ce qui concerne la réalité matérielle des faits, qui peut sérieusement prétendre que le troisième à une élection aurait davantage de chances que le second pour passer devant le premier avec des écarts aussi importants entre chaque classement ?
Pourquoi les abstentionnistes seraient-ils
convaincus au second tour de voter alors même qu’ils ne l’ont pas fait au premier tour et qu’ils voteraient alors significativement de façon privilégiée en faveur d’une formation qu’ils ne soutiennent pas traditionnellement ?
Quand il y a une décision d’une extrême importance à prendre, on ne parie pas. On fait appel à la raison, à sa responsabilité personnelle.
Face aux chiffres et aux faits, le vote pour la liste Croire en Grenoble, c’est le pari ou la discipline partisane.
Face à l’importance du choix du 30 mars, Grenoble a besoin de raison et de liberté.
La raison, c’est de se rassembler autour de celui qui est arrivé en seconde position pour qu’il passe premier et que soit ainsi évitée l’arrivée du Parti de Gauche (Jean Luc Mélenchon) dans des responsabilités majeures pour Grenoble et pour la Métropole.
Cette raison est confortée par le constat des faits observés lors des nombreux débats publics auxquels j’ai participé.
L’honnêteté me conduit à indiquer que Jérôme Safar en décidant de se maintenir a tiré les conséquences logiques et courageuses des débats, des projets, des contestations.
Avec la même honnêteté face aux enseignements du suffrage universel direct, il devra tirer les conséquences pratiques de scores électoraux qui sont autant d’alertes.
Parce que Jérôme Safar a montré par des actes forts, sa volonté et sa capacité à prendre ses responsabilités face aux arbitrages collectifs de composition des listes, je ne doute pas qu’il aura la même volonté et la même capacité à respecter les autres messages du suffrage universel direct.
Le vote du 23 mars 2014 sur Grenoble marque une radicalisation d’une partie de l’électorat qui semble demander, de façon d’ailleurs contradictoire, davantage de gauche et davantage de droite compte tenu des poussées de l’extrême gauche et de l’extrême droite.
A l’opposé de ce climat, c’est avec davantage d’efficacité, davantage d’attractivité, davantage de tolérance que les vrais problèmes trouveront des vraies solutions.
Ces valeurs doivent conduire chacun à se rassembler parce que c’est de vraies solutions dont nous avons besoin en cette période de crises multiples et graves.
Ces valeurs me conduisent donc en conscience et en toute liberté à prendre cette décision et à convier celles et ceux qui partagent ces valeurs à en faire de même."
Ce texte intégral n'a pas été publié hier son blog pour respecter la priorité des médias traditionnels afin que les supports quotidiens puissent en faire état ce jour.
Ce communiqué aurait fait l'objet d'une démarche de désaveu de "50 personnes de la liste Nous Citoyens" à en croire notamment l'article paru ce jour dans le Dauphiné Libéré.
Dès hier soir, j'ai demandé à des membres de la liste de Matthier Chamussy relayant cette "information" sur des réseaux sociaux de m'expliquer d'où émanait cette information.
L'une des personnes ainsi questionnées a publiquement affirmé par écrit qu'elle émanait du n°11 de la liste Nous Citoyens.
Le numéro 11 est M. Nicolas Petitfils. Pour ce qui me concerne, avant de publier une information, je la vérifie. J'ai donc demandé à M. Petitfils d'où il tenait cette "information" qu'il aurait exposée lors d'une conférence de presse.
M. Petitfils n'a participé à aucune conférence de presse.
Il était à Valence dans un cadre professionnel quand on le présentait hier soir sur un tweet présent à … Grenoble. Et M. Petitfils m'a donné son accord pour indiquer que dimanche il votera Jérôme Safar.
Sur la forme comme sur le fond, de telles méthodes ne sont pas acceptables.
DB
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