Denis Bonzy

Grenoble second tour : étiqueter évite d’analyser. Or l’analyse est indispensable.

Après toute la réflexion nécessaire, j'ai indiqué aujourd'hui que le 30 mars je voterai Jérôme Safar pour faire barrage aux mesures du Parti de Gauche.

Cette décision commence déjà à susciter des commentaires au "bon goût" pour le moins discutable.

C'est une décision que j'ai prise en totale cohérence avec les valeurs auxquelles je crois et qui sont les suivantes :

1) Le 30 mars, la principale question posée est : sommes-nous favorables ou pas à la présence du Parti de Gauche dans l'exécutif Grenoblois et dans celui de la Métro ?

Si le Parti de Gauche entend appliquer son programme classique. Ma réponse est non à cette question. 

Je respecte le militantisme des adhérents de cette formation politique mais leurs réponses aux crises me semblent totalement hors sujet.

2) Par conséquent, qui est le mieux placé pour faire barrage à ces mesures ?

Les usages républicains veulent qu'en cas de rassemblement, ce soit la personne arrivée en seconde position qui ait vocation à devancer le premier.

Ces usages ont-ils vocation à s'appliquer à Grenoble ?

Oui parce  que le choix entre les deux listes n'est pas le choix entre deux logiques comparables.

Il n'y a pas la logique que j'ai défendue sinon par définition je n'aurais pas été candidat. 

Mais dans le programme de Jérôme Safar il y a des zones de convergences là où il y a des zones de divergences profondes avec la doctrine du Parti de Gauche : économie, accessibilité à Grenoble …

Dans une offre désormais fermée, le choix est celui du vote utile.

3) Pourquoi ce choix du vote utile ne bénéficie-t-il pas à la liste Croire en Grenoble ?

Parce que la liste Croire en Grenoble est arrivée en troisième position avec un écart de 3 707 voix derrière Eric Piolle quand la liste de Jérôme Safar est arrivée en seconde position avec un écart de 1 777 voix.

Et que le bon sens montre qu'il est plus facile de remonter 1 777 voix que 3 707 voix.

4) Ce qui mène à la crise dans notre vie publique, c'est d'étiqueter pour éviter d'analyser. Il ne doit pas y avoir des captifs de l'étiquette. Le prêt à penser est ce qui contribue à détruire notre vie publique. Préalablement à la publication de mon communiqué, hier après-midi, j'ai indiqué aux membres de notre liste qu'il y avait liberté de choix, liberté d'expression.

Non seulement il y aurait cette totale  liberté mais il y aurait égalité d'expression puisque dès qu'un membre solliciterait la publication de sa décision, elle interviendrait sur le blog Grenoble Agglo 2014.

Nous respectons donc l'exigence de liberté que nous avons proclamée tout au long de la campagne.

Cette exigence de liberté, j'en bénéficie comme chacun ni plus ni moins.

Telles sont les considérations qui ont amené à ce choix.

Je  n'entrerai dans aucune polémique.

Ce sont ces polémiques qui ont déjà "construit"49 % d'abstention. Et les enjeux collectifs méritent mieux. 

DB

Club presse DB 19 02 14

 

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