Stationnement sur voirie dans le quartier Mutualité –Préfecture :
Sous la prétexte de la pénurie de stationnement qu’elle a provoquée dans le secteur, la Ville a transformé les places auparavant presque toutes gratuites en stationnement payant sur notre secteur, saucissonnant cette destruction d’équipement public en plusieurs vagues réparties sur une dizaine d’années.
En début 2014, dans le secteur entre place de Verdun et rue Chanrion, et au Nord du boulevard Jean Pain, il reste environ 670 places de stationnement sur voirie disponibles pour tous les automobilistes (sans la rue de l’Alma et le parking souterrain de la place de Verdun).
Dans le secteur Jeanne d’Arc-Valmy-Galliéni au Nord de Clémenceau, il en subsiste environ 150, avec le parking du Palais des Sports interdit aux riverains environ 1 jour sur 5. A l’Est de ce secteur, des places ont été supprimées avenue Jules Flandrin et d’autres moins accessibles ont été créées le long de l’Isère.
Nouveautés: une dizaine de places ont été récemment supprimées, par exemple rue Haxo et devant le rectorat, au détriment des riverains et des clients ou personnes ayant une activité dans le secteur. Au parking de l’Hôtel de Police, où 222 places gratuites ont été réduites à 120 aux dépens des personnes privées, la Ville veut établir un péage.
Depuis la fin des années 1990
l’équipement public de stationnement sur voirie libre pour tous les automobilistes a été en partie détruit. Ces places qui ont servi ou auraient pu servir au stationnement de ces automobilistes, on en recense environ 170 dans le secteur Verdun-Chanrion, et 240 places (plus 9 places handicapés) dans le secteur Jeanne d’Arc-Galliéni. Ces espaces sont occupés par des réservations pour certains utilisateurs: police, livraison,…, mais aussi par des surfaces bétonnées, potelets, peintures au sol,.., presque tout le temps inutilisées et les stérilisant pour le stationnement des particuliers. Le parking couvert d’arbres au Nord de la rue de Valmy a été remplacé par un parking sans arbre 3 fois plus petit. Avec d’autres emplacements, rue Eugène Faure, place de la Mutualité-Bir Hakeim,…, environ 430 places ont disparu, principalement à cause des travaux municipaux des dernières années.
La municipalité a démoli plus de 130 places utilisées par les habitants et usagers sur le parking du Palais des Sports, contre le parking poids lourds-marchandises qui entoure le Palais des Sports (10000 m² de bitume presque toujours vides remplaçant les pelouses qui l’entouraient). Cette suppression s’est faite sans concertation ni information des riverains et unions de quartier, la municipalité considérant que ce n’était pas du ressort des habitants selon l’élu de secteur 2. Le prétexte est la venue de blocs qui donnent à l’endroit l’aspect d’un chantier de voirie mal nettoyé. Le coût de ces travaux gaspilleurs d’espace public: 450 000€ + 400 000€ (coût des blocs Kirili, d’après la Ville). Tandis que les impôts locaux sur les automobilistes augmentent sans cesse, les services rendus à ces automobilistes baissent de plus en plus et un carcan pour entraver nos déplacements est mis en place.
Nouveauté: Grenoble est devenue en 2013 la ville dont les habitants perdent le plus de temps dans les bouchons, après Marseille, Paris et Lyon, ce qui accroît la pollution.
Dans le secteur Jeanne d’Arc, 60% des places ont été détruites en quelques années. Si l’on compte les 870 places supprimées sur le bord Nord du parc Mistral, qui servaient aussi aux habitants du quartier (pas remplacées par 440 places coûteuses, difficiles d’accès et souvent interdites au parking Vinci du stade des Alpes), plus de la moitié du stationnement sur voirie publique qui servait aux déplacements des personnes a été supprimé dans le quartier, et presque tout le reste est devenu l’occasion de taxer les riverains.
Pour un ménage soumis au stationnement payant dans notre quartier, ce surcoût est d’environ 6000 euros sur 40 ans, si le péage de stationnement n’est pas augmenté, comme cela est souvent prévu (par exemple vers Jean Jaurès-Libération où les ménages seront repoussés vers les zones payantes et parcs à 600 €/an et seront ainsi appauvris).
Pour que le stationnement fonctionne bien, au maximum 85% des places doivent être occupées, mais la pénurie imposée par la Ville a augmenté ce taux à près de 100% dans notre quartier et d’autres. Elle englue la circulation dans le quartier et gêne stationnement et circulation dans les quartiers adjacents où beaucoup d’automobilistes sont repoussés, elle cloisonne les quartiers, moins accessibles aux habitants des autres quartiers.
Dans une zone où le stationnement est difficile, l’émission de gaz d’échappement peut augmenter de plus de moitié, et la circulation augmenter d’un tiers (recherche de stationnement), par rapport à un quartier où le stationnement est facile. La municipalité aggrave cette pollution, elle fait marcher les gens, augmentant les accidents sur voie publique et routiers, fait perdre aux gens leur temps, les exclut de plus en plus du centre-ville, les rend plus captifs et handicapés de la mobilité.
Un habitant du quartier
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