A quelques jours du 1er tour des élections municipales, le climat est comparable à celui de mai 2005. Alors, les dirigeants politiques ne voulaient pas voir les résistances populaires. Les sondages donnaient le OUI à 53 % parce que les "forces politiques" dites de Gouvernement étaient toutes favorables au OUI. Et le 29 mai 2005, le NON était majoritaire à … 54,6 % des voix !
Dans le mandat présidentiel de J. Chirac, ce fut le second rendez-vous historique majeur manqué après celui de la présence de JM le Pen à un second tour de présidentielle.
Il faut toujours se méfier de l'ennui, de l'apathie, du détachement de l'opinion publique française.
Le terrain ce matin a
apporté une fois de plus des réactions étonnantes.
La majorité vit sa colère cachée. Mais la colère est là, forte, implacable, irréversible.
La seule inconnue réside dans les modalités d'expression de cette colère : abstention, votes décalés … ?
C'est un deuxième NON cinglant que la majorité silencieuse va opposer à la classe politique.
Non, la vie publique ne peut plus fonctionner comme elle le fait ces derniers mois tout particulièrement.
Sonder n'est pas voter.
La soirée du 23 mars risque de réserver bien des surprises.
DB
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