Même à prix cassés les soldes ont un rythme poussif. La question se pose désormais ouvertement : la France est-elle entrée en déflation ?
Jeudi, l’office européen des statistiques a apporté un nouvel élément dans ce débat qui dure déjà depuis des mois et qui prend parfois des allures de bataille idéologique. Eurostat a annoncé que l’inflation en zone euro, c’est-à-dire la hausse des prix sur douze mois, avait à nouveau ralenti en décembre pour atteindre 0,8 %. Un niveau très bas, à comparer par exemple avec l’objectif d’inflation officiel de la Banque centrale européenne, grande gardienne des prix en zone euro, qui est d’un peu moins de 2 %.
La déflation c'est l'anémie absolue de l'économie :
les prix baissent mais comme les revenus baissent aussi, la baisse des prix ne relance pas le moteur de la consommation.
La situation actuelle est surtout marquée par la disparition de la marge des ménages : que reste-t-il comme marge de manoeuvre une fois honorées les dépenses récurrentes incontournables ?
Cette marge là aussi s'est réduite ces dernières années.
Le poste logement, y compris dans le logement social, a pris une place considérable.
Si les collectivités publiques ne changent pas leur rythme de fonctionnement donc leur niveau de ponctionnement, la machine est aujourd'hui durablement grippée.
Seule notre équipe s'engage à Grenoble sur ce changement. Ce devrait être un objectif considérablement mieux partagé.
DB
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