Pour une fois, une bouffée d'oxygène en dehors de la politique pour signaler la publication dans la revue Science d'une étude internationale sur la chronologie et sur les conditions probables de domestication du chien.
C'est à mes yeux la plus belle complicité qui puisse intervenir. Le livre superbe de David Servan-Schreiber "Guérir" comporte une partie remarquable au "meilleur docteur" : le chien.
La place du "cerveau émotionnel" est considérable. J'ai pu encore le vérifier ce matin. La personne qui sollicite des pièces de monnaie au pied de la machine à payer square Vaucanson a souhaité "bonne journée le chien" au passant qui, lui, ne lui avait pas adressé un regard alors que
son chien avait été si sympa avec elle. Cette réflexion m'a interpellé et la discussion a été très intéressante avec cette dame qui est là depuis si longtemps.
Le "cerveau émotionnel" venait de prendre le dessus. Depuis ma plus tendre enfance, la complicité avec les chiens a toujours été forte. Ce fut aussi ma première peine immense avec les dernières heures de mon premier chien : l'incapacité à se résigner à la séparation. Des mois pour s'en remettre et toujours son souvenir très présent comme pour chacun des autres ensuite.
Lors de mes premières campagnes électorales dans le Canton de Vif où une partie rurale très agréable était toujours forte, c'était le plaisir de mon porte à porte dans certains hameaux. A certains endroits (Chabotte, Prélenfrey, Reymure …), des chiens m'accompagnaient pendant de nombreuses minutes comme s'ils tenaient à me faire découvrir avec hospitalité leur environnement de proximité. Je garde un bon souvenir de plusieurs d'entre eux dont un adorable berger des Pyrénées à Chabotte, ce qui me conduisait à aller sur ce hameau bien plus souvent que nécessaire le voyant faire la garde devant la propriété de M. Korbaa puis m'accompagnant sur le hameau.
Lire le parcours de cet "animal" domestiqué il y aurait 18 000 ans est une aventure fantastique. C'est d'ailleurs intolérable que la pétition sur la reconnaissance d'"être vivant" en faveur des chiens ne mobilise pas davantage d'attention car ce nouveau statut si mérité ouvrirait une qualification différente à des actes inacceptables.
DB
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