Denis Bonzy

C’est l’ombre du « non » qui rend le « oui » séduisant

Les actuelles enquêtes d'opinion sur la fâcherie entre Hollande et le courage montrent le décalage entre l'opinion et les actuels gouvernants. L'opinion sait que le "oui" systématique n'est plus un "oui". Elle a conscience que trop de "oui" ont déjà été donnés pendant des décennies. Elle sait que l'actuelle crise n'est pas une crise banale mais l'entrée dans le nouveau siècle. Et ce nouveau siècle va imposer des remises en question profondes, graves, lourdes. 

Il n'est plus tant demandé du "courage" mais


de la lucidité collective. 
Nature bis

Cette lucidité va imposer la sélectivité parce que, pour la première fois à ce point, les dépenses publiques n'autorisent plus les permanentes fuites en avant.

Il n'est plus possible de tout faire sauf à tout mal faire.

Dans ce tournant, une fois de plus, l'opinion est en avance sur ses représentants politiques.

Dans la vie de tous les jours, chacun sait que c'est l'ombre du "non" qui rend le "oui" séduisant.

C'est cette honnêteté intellectuelle qui est désormais attendue.

La démagogie électorale a fait son temps. C'est probablement l'un des bienfaits de l'actuelle crise. Ce sera peut-être l'apport positif de la présidence Hollande : tourner la page de politiciens qui rusent toujours avec le "non" sans avoir le courage de l'assumer et qui dévalorisent ainsi chaque "oui "?

DB

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