Hier matin à 10 heures, une personne exposée à des accidents de la vie a été expulsée de son logement Actis dépendant de la Ville de Grenoble. Avec son fils, cette personne est désormais à la rue.
Les services techniques permanents d'Actis effectuent un travail difficile dans des conditions pratiques reconnues comme intégrant une dimension humaine.
Ce travail est bien entendu dépendant des directives qui sont prises par les organes de décision de cet organisme qui relève de la Mairie de Grenoble et dont les représentants sont Mme Vuaillat, M. Noblecourt, Mmes Boileau, Hanff, Népi et Vincent.
La période électorale ne doit pas ouvrir à la démagogie.
La rue comme la violence ne sont jamais des solutions.
Elles ne font qu'aggraver la crise. Il doit y avoir une dimension individualisée pour sortir de la crise. La personne expulsée titulaire du RSA doit pouvoir compter sur des entretiens personnels. Les courriers simples sont la dimension inhumaine intolérable.
Une dimension encore plus intolérable quand les impôts de chacun partent pour des millions d'euros dans les déficits récurrents d'établissements publics de fêtes, quand les budgets des déplacements d'élus battent des records, quand le montant des frais de bouches des collectivités publiques locales auprès de tables aux coûts somptuaires croissent en permanence …
Mme Vuaillat doit reconsidérer cette décision.
Il ne doit pas être engagé des accélérations d'expulsions à quelques jours de la trêve hivernale.
Elle doit mettre davantage de conviction pour convaincre ses collègues que l'argent ne doit pas être gaspillé dans des dépenses futiles éphémères.
Une collectivité sans coeur pour les plus fragiles est une collectivité indigne. Encore davantage quand les effets d'annonces ne sont pas suivis d'actes.
J'attends les actes de Mme Vuaillat sur ce dossier et lors de la campagne en cours ce sera l'un des aspects des vrais changements radicaux que nous allons défendre, engagements précis à l'appui et s'ils ne sont pas tenus, il doit y avoir matière à révocation des élus.
Voilà ce que j'ai demandé cet après-midi à l'adjointe au maire de Grenoble par courrier électronique après appel direct téléphonique auprès de ses collaborateurs.
DB
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