Même le chanteur Michel Fugain, dans le Dauphiné Libéré de ce jour, le reconnaît : "je ne sais pas vers quoi va la ville…". Et pourtant, il est un militant PS notoire, très engagé, ardent défenseur des élus sortants, comme c'est son droit le plus naturel.
La période du premier semestre 2013 aurait dû être celle du foisonnement d'idées neuves, de propositions hardies, de plates-formes ambitieuses.
Le PS a géré les plans de carrières individuels montant des points d'équilibres précaires entre toutes les ambitions personnelles si aiguisées.
Une partie de l'opposition a sacrifié à la rentrée de septembre la dynamique naissante créée au printemps.
Si bien qu'aujourd'hui, c'est la platitude au niveau des formations politiques classiques.
L'agglo est immobilisée par une panne totale de projets.
Il y a tantôt la confusion entre les moyens et les
fins à l'exemple du débat sur les transports par câbles. Tantôt c'est l'opacité la plus totale sur les objectifs réels à atteindre dans le temps : Stade des Alpes, Alpexpo qui aurait connu tout dernièrement une instance de décision particulièrement préoccupante mais dans la discrétion la plus totale…
L'agglo semble avoir aimé trop les mirages pour être désormais résignée à se passer de la moindre ambition.
Le Sillon Alpin a été oublié.
Le partenariat avec Lyon a vu Grenoble doublée par St Etienne.
La capitale de la montagne est devenue celle des violences urbaines …
Et face à ces réalités du terrain, le PS se réfugie dans la culture de 1983, l'ancien siècle !
Michel Destot, manifestement très éprouvé par la succession forcée, repense à la campagne qu'il avait alors dirigée s'arc-boutant sur une formule du "dynamisme qui ne doit pas s'arrêter".
Michel Destot méritait de pouvoir conduire la campagne à venir. La situation aurait gagné en clarté.
Il repense au départ d'Hubert Dubedout, donc à se spropres débuts. L'époque où l'opinion avait vu que le dynamisme était déjà arrêté.
Il y a de la tristesse dans de tels décrochages même pour des concurrents politiques. Décrochage face aux réalités du temps. 2013 n'est pas 1983. Tant d'évolutions majeures sont intervenues depuis.
Décrochage face aux réalités du terrain. Décrochage face aux réalités des consommateurs que sont les citoyens.
En politique, l'élection suit l'idée. Sans idée, l'élection devient difficile.
C'est pour cette raison que nous avons ouvert en premier le défi des idées en publiant le seul programme à ce jour disponible.
Merci pour votre participation. Le projet, c'est notre vie locale de demain.
DB
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