Denis Bonzy

La faillite de Detroit et la bombe à retardement des finances locales

La faillite de Detroit était annoncée de longue date. C'est un cas très spécifique d'une ville abattue par la pauvreté. Un modèle de croissance s'est inversé compte tenu des restructurations industrielles et des mouvements de populations. Ces dernières années, 30 % de l'aide fédérale obtenue par la Ville de Detroit était consacré à la gestion des maisons abandonnées !

Ce n'est pas un cas susceptible de considérations générales.

En revanche, ce qui mérite l'attention, c'est la volonté et la capacité des décideurs locaux de regarder la vérité en face et d'y faire face avec courage. 

C'est cette volonté et ce courage qui manquent en France.


 

La crise s'est installée. Elle va durer. Elle abaisse des recettes publiques et augmente des dépenses publiques pour des raisons sociales. 
Detroit

Disposant de moins de recettes et dépensant plus sur le volet social, si les collectivités publiques françaises ne révisent pas fondamentalement leurs habitudes, la crise financière gravissime est incontournable. 

Or, rien n'est sérieusement engagé pour tirer les conséquences de cette réalité. Rien en dehors de l'augmentation permanente des prélèvements publics. 

C'est une erreur grossière au moment où les pouvoirs publics devraient s'obliger à penser et à agir autrement. 

Cette situation s'annonce comme le facteur durable du déclassement grave des structures publiques françaises.

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