Aux Etats-Unis, une Sénatrice (Kirsten Gillibrand) engage un réel bras de fer contre le harcèlement sexuel dans les instances de pouvoirs (politique, armées …). Des lieux qui prêchent la morale apparente mais qui fonctionnent avec des sujets tabous, des interdits, des couvercles à ne jamais lever dont le harcèlement sexuel.
En France, le mot "morale" est mis à toutes les sauces mais il mijote dans des conditions très particulières.
Tout d'abord,
c'est
le règne des morales provisoires au gré des modes passagères : l'égalité pour les minorités visibles, la transparence face à l'argent, les richesses inavouables, les caisses parlementaires …
Ensuite, au-delà de ces modes passagères, un point commun : la fin n'est jamais à la hauteur de l'annonce initiale.
Au début, c'est le règne du "on va voir ce qu'on va voir …". Puis les semaines passent. Les mois défilent. Et, bonne fille, l'opinion oublie et passe au sujet suivant sans presque rien n'avoir vu du tout.
Enfin, au-delà de cette méthode bien surprenante, il y a un tabou qui dépasse tous les autres : le sexe dans les lieux de pouvoirs.
Ce tabou est la "morale permanente". C'est une culture bien étonnante qui voudrait que le portefeuille appartienne au domaine public mais la braguette resterait toujours du domaine … très intime comme si les princes pouvaient avoir toujours leurs favorites.
Le combat de Kirsten Gillibrand essaimera peut-être en France ? Rien n'est moins sûr.
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