Le débat prochain à l'Assemblée Nationale de forfaitisation du stationnement revient à la création d'un impôt de plus : l'impôt stationnement dans les villes. C'est un dispositif très compliqué qui va nécessiter deux ans de mise en oeuvre technique mais dont le résultat principal est l'augmentation d'un prélèvement public.
Les actuels gouvernants nationaux et locaux n'ont pas compris encore que le niveau des prélèvements publics en France est à un record insupportable.
Ils ont la maladie de la dépense publique. Et en conséquence,
leur obsession vise à augmenter les recettes pour ne traiter la maladie de la dépense publique.
Ce faisant, ils creusent le fossé entre eux et l'opinion car cette dernière sait que chaque prélèvement public supplémentaire, c'est du pouvoir d'achat de moins pour les ménages.
Ce dossier montre non seulement le décalage entre les élus PS et l'opinion. Mais aussi la futilité des sujets traités.
Le contraste entre la futilité de l'intervention de François Hollande le 14 juillet et la gravité des dossiers en cours effraie.
Le premier évènement est l'appauvrissement d'une partie croissante de la population Française sous l'effet notamment du chômage record. Pour la première fois à ce point, un pouvoir présidentiel semble résigné.
Le deuxième évènement est la crise de l'Europe. L'effacement de la France est manifeste. Les élections européennes de juin 2014 s'annoncent redoutables pour l'actuelle majorité. Quand la France va peut-être passer comme message à l'Europe que le premier parti politique est le Front National, la portée du message français à l'Europe va "changer"…
Le troisième évènement est la poussée des mouvements protestataires. Seul constat de François Hollande : "c'est extrêmement grave !".
Rarement un décalage a été aussi grand entre le contenu d'une intervention présidentielle et les sujets à traiter.
Il y a un sentiment d'accent pathétique, presque poignant.
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