Denis Bonzy

Grenoble : pour un plan local urgent de sauvetage de la jeunesse

La crise économique fait de nombreuses victimes mais la jeunesse est actuellement tout particulièrement exposée.

En avril 2013, dans la zone euro, les jeunes de moins de 25 ans frappés par le chômage atteignent des chiffres records dramatiques :

– 62 % en Grèce,

– 56 % en Espagne,

– 45 % en Italie,

– 42 % au Portugal,

Il en est de même en France pour des zones dites difficiles, ce que nous vérifions dans l'agglomération grenobloise.

C'est une situation qui ne peut pas durer. 

Le chômage installe


une violence perçue par les jeunes contre les jeunes de la part d'une société incapable de les accueillir et de leur offrir les moyens de leur autonomie nécessaire.
Changer les méthodes 

Sur le plan local, au moment où la crise économique impacte durement l'emploi, l'actuelle démobilisation des pouvoirs publics est très grave. Les majorités sortantes se réfugient dans la fatalité. Les oppositions sortantes ne présentent aucun plan précis, cohérent, constructif. 

C'est l'échec de tout un système politique local qui débat de mesures administratives (énième pronostic médiatique sur les nominations ministérielles toujours à venir, supputations sur les passages locaux de témoins toujours repoussés, mutualisation ponctuelle de polices municipales dans un cadre légal inconnu, querelles sur des invités à un débat public, débats sur la signature d'un "vrai faux acte d'engagement" ou "d'un faux vrai acte d'engagement" …) mais pas de proposition précise pour un plan local urgent de sauvetage de la jeunesse.

Trois mesures immédiates sont indispensables :

1) le revenu municipal citoyen : cette idée de Villepin sur le plan national émise en 2011 est juste. Elle est révolutionnaire mais elle est juste. La pauvreté est une forme de violence qui jette ses victimes dans les mailles de filets terribles notamment de délinquances. Parce que la société fait un effort de ce type, elle retrouve alors la crédibilité pour faire respecter "son contrat d'avenir". Ce n'est donc pas de l'assistanat mais du volontariat mutuel.

2) l'individualisation des mesures : pour celles et pour ceux qui sont sur le bord de la route, il faut du sur-mesure : reprendre un cursus de formation, compléter une formation professionnalisante …

3) en liaison avec les professionnels locaux de l'immobilier et des banques, augmenter les garanties données par la collectivité dans les activités de démarrage de l'autonomie : entreprendre et se loger. Les actuelles barrières notamment des demandes de garanties sont trop lourdes pour démontrer une vraie volonté d'accompagnement pour se lancer dans la vie.

Denis Bonzy


Couple

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