3 000 inscrits au 06 mai au soir pour participer à une vingtaine de jours du début du vote : ce chiffre commence à semer l'inquiétude sur Paris. Ce chiffre montre tout simplement que le temps de l'opinion face aux élections est nouveau. L'intérêt réel ne naît que dans les derniers mois. Avant l'été, l'esprit est ailleurs.
Lors des dernières cantonales en 2011, les études à la sortie des bureaux de votes avaient établi que
30 % des votants avaient fixé leur choix dans la dernière semaine avant le vote et un tiers de ces 30 % dans les dernières heures avant de … voter.
La politique a beaucoup perdu de son intérêt. Dans des circonstances très difficiles, la priorité est à la survie. Les politiques ont beaucoup déçu au point de susciter une réelle répulsion. C'est d'ailleurs l'un des enjeux importants des élections de mars 2014 : comment faire revivre une démocratie locale au moment où elle a été tant déstabilisée en profondeur par un système qui ne dupe plus personne ?
Hier, sur le terrain
(quai Perrière, Porte de France, quai Créqui), j'ai rencontré les habitants.
Il y a de la révolte face à l'insécurité, la saleté de la ville, l'absence de concertation et ce sentiment que les "dés sont toujours pipés".
C'est indiscutablement une drôle de période qui est traversée.
Le manque d'intérêt pour la primaire de Paris est une traduction supplémentaire de ce climat inédit.
Denis Bonzy
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