Denis Bonzy

Le Harlem shake pour Arthaud ou la danse de la pluie

Bonne conscience n'efface pas mauvais résultats. Encore faut-il définir le contenu qui permet d'avoir "bonne conscience". Parfois, de façon très surprenante, l'opinion moderne s'en remet à des rites nouveaux comme hier la danse de la pluie lorsqu'il fallait s'en remettre aux dieux pour sauver les récoltes. 

Tout se passe comme si à la question posée : "qu'as-tu fait pour sauver tel dossier ?" il devenait possible de répondre


"j'ai dansé" et que cet "acte" suffise. 
Danse de la pluie

Ces rites sont un pourboire donné au
peuple pour le disculper d'engager de vraies analyses, d'effectuer de vraies actions. C'est le retour au paléo-socialisme : quelques croyances qui rassurent sans le moindre fondement concret. 

Que l'une des 20 plus grandes  villes de France (avec la présence personnelle du maire et des principaux élus) inscrive comme acte fondateur de sa résistance contre la disparition d'une entreprise culturelle (librairie Arthaud) un harlem shake ou une danse de la pluie moderne en dit long sur l'état de la démocratie locale. 

Et la prochaine danse, elle est pour quel sujet : violences, embouteillages … ou arrivée tardive du vrai printemps ? 

Commentaires

Laisser un commentaire