Denis Bonzy

Justin Trudeau et la valeur perdue en France : l’espoir

La fracture actuelle entre l’Amérique du Nord et la France se creuse. La France s’enlise dans la résignation comme si elle aimait le désespoir de ne plus bouger. Elle se console d’être malheureuse à la condition que cet état soit partagé le plus largement possible comme si la tristesse d’autrui pouvait être une embellie. 

C’est la « déprime confortable » à la condition qu’elle touche chacun.

L’Amérique du Nord offre une fois de plus le talent de


la vitalité.
Justin Trudeau 14 04 13

En 2012, ce fut Obama qui a été un rayon de soleil incarnant un parti où tous les visages de la nation coulent dans les veines d’une formation politique.

A Québec, après le printemps érable, ce fut par exemple l’élection de Léo Bureau Blouin dans la circonscription très difficile du ministre sortant des finances. 

Ce jour, pour le Canada, c’est la très probable élection de Justin Trudeau à la tête du Parti Libéral. Il bouge. Il fait rêver. Il choque. Il est démonstratif. Il a le mental de la gagne. Quel plaisir à l’opposé de la France qui s’abandonne à la flemme des résignations généralisées. 

Pourquoi les français s’abandonnent-ils aussi facilement à ce mal de vivre qu’incarnent de façon caricaturale Hollande, Ayrault et Cie quand, dans le même moment, d’autres pays accélèrent la cadence pour sortir de la crise ?

Il serait temps que cette question ait une réponse parce qu’elle conditionne tellement d’autres volets.

 

 

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