Denis Bonzy

Municipales 2014 ou l’élection inattendue

Mars 2014, c'est le choc des 5 France.

La France qui a mal avec des territoires exposés à des taux de chômage records qui font exploser tout le tissu social.

La France qui a peur avec des zones où ce ne sont plus les coups de mentons médiatiques sporadiques "d'autorités" qui changent la réalité des faits de quartiers où habiter est une peine.

La France qui a peur d'avoir mal c'est celle qui


échappe encore aux deux premières réalités mais qui redoute d'être très vite rattrappée par elles.

La France qui sait qu'elle a menti mais qui cherche les excuses ou l'actuel dilemne permanent de la majorité nationale qui se sait coupable d'avoir utilisé tous les moyens pour gagner même le fait de travestir la réalité comptable et d'avoir caché des contraintes incontournables.

La France qui a encore l'audace d'espérer et d'oser.
CoeurUne France qui a envie d'avoir
la vie aux trousses, de bouger, de créer, d'améliorer son pouvoir d'achat, de vivre dans des lieux beaux et propres …, bref, tout ce qui paraît encore si naturel dans de nombreuses géographies

Aujourd'hui, l'ambiance est au pari sur l'esprit de revanche des France qui ont mal, qui ont peur ou qui ont peur d'avoir mal.

Mais ces trois France savent aussi que la revanche n'amène rien. Elle ne construit rien. Elle n'améliore rien.

C'est pourquoi, l'élection de mars 2014 risque d'être inattendue car se limitant au choc entre entre la France qui a menti et la France qui ose.

La France qui a menti est composée de citoyens qui savent qu'ils ont cautionné l'esprit d'un parti sur l'attachement à un avenir collectif. Certains d'entre eux avaient des excuses. D'autres n'avaient aucune excuse et tout particulièrement pour ceux qui exerçaient déjà des responsabilités politiques. Dans un comportement assez habituel, les premiers s'apprêtent à exonérer leur propre responsabilité en sanctionnant sévèrement les seconds. 

La France qui ose est encore balbutiante. L'optimisme n'est-il pas un luxe interdit dans les actuelles circonstances ? Quand elle deviendra persuadée que l'optimisme est une nécessité, elle va changer la donne, cassant les interdits, modifiant les codes, refusant que la France soit un pays triste au point de ne même plus pouvoir questionner publiquement un Président sans être bousculé par un service d'ordre

C'est le probable vrai choix de mars 2014 que je vois
Jules Lobry bis

se dresser conforté au hasard des rendez-vous. Ce fut encore hier mon sentiment lors d'une réunion de travail avec Jules Lobry (photo ci-contre) étudiant à l'IEP de Grenoble. 

Il faut bouger, innover, être cool, gagner en spontanéité, quitter la "gravité qui est le bouclier des sots" comme l'indiquait déjà à juste titre Montesquieu.

Bref réconcilier la politique et la vie.

Si cette évolution se produit, une élection inattendue se profile.

Dans les circonstances très difficiles, les Français ont toujours démontré du tempérament et de l'indépendance. Et si c'était le moment … ?

Denis Bonzy

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