Denis Bonzy

Agglo : le quatrième mandat pour quoi faire ?

La comédie du pouvoir local fonctionne à plein dans l'agglomération grenobloise. Bon nombre des élus PS – PCF arrivés au pouvoir en 1995 qui avaient engagé ces dernières années le refrain du départ du pouvoir face à "l'ingratitude des citoyens" changent de contenu pour qu'il devienne maintenant le départ pour un … quatrième mandat. 

Un quatrième mandat pour quoi faire ?

Pour réussir demain ce qu'ils ont échoué hier ?

C'est actuellement un climat très étonnant dans l'agglomération grenobloise transformée en banquise. Tout paraît gelé alors même qu'il devrait y avoir des débats actifs autour de deux questions essentielles : est-il possible de proposer un nouveau projet, une nouvelle espérance ? Dans ce cadre, comment pouvons-nous progresser ? 

Ce sont ces deux questions qui intéressent les habitants de l'agglomération.
Exécutif Métro 1

Ce sont ces deux questions que les pouvoirs sortants ne veulent pas aborder parce qu'elles portent en elles leur bilan. Or ils savent que le bilan est triste.

Les affaires se multiplient au point que la morale a quitté la vie publique de l'agglomération.

Le chômage bat des records.

La délinquance est chez elle même dans les hameaux les plus reculés.

Les embouteillages rendent l'image de l'agglomération répulsive.

Au moment où il y a tant de chantiers qui imposent des réformes, les impôts locaux battent des records et l'endettement public est au plafond.

L'un des co-présidents de la commission des finances de la Métro indique même sur son blog ne pas être en état de calculer la réalité du périmètre global d'endettement de la Métro qu'il évalue par ailleurs à près de 2 milliards d'euros.

Cette dette pharaonique a été décidée par la majorité des membres de l'exécutif de la Métro : des membres qui sont les champions toutes catégories de l'endettement.
Exécutif métro 2

Ils n'ont pas ouvert des lignes de crédits pour engager de grands travaux comme ce peut être le cas pour un nouveau groupe scolaire pour une Commune, pour des grands équipements routiers pour un Département, pour un vaste programme de lycées pour une Région …

Non c'est un cumul de dettes, de garanties, de gaspillages comme le dossier du Stade des Alpes qui n'a même pas mérité une valorisation d'actif pour la DSP attribuée à Carilis. Un investissement de 100 millions d'euros remis à un groupe privé sans la moindre valorisation de nature à justifier une recette de transfert au profit de la Métro !

Dans ce contexte, et les audiences des travaux du Club 20 le montrent bien, l'enjeu n'est pas un choc partisan gauche / droite.

L'enjeu c'est le choc entre les conservateurs qui veulent faire comme hier et les volontaires du changement qui entendent vivre un autre futur.

Pour faire vivre ce changement, nous avons besoin de votre aide. Bon nombre des propositions du Club 20 ont été élaborées à partir de suggestions du terrain. Ce sont des propositions de ruptures à l'exemple de cette proposition 15 concernant des mairies de secteurs dans les grandes villes qui doivent être des outils de proximité, de simplification, de meilleure démocratie directe.

Merci pour vos propositions. 

Proposition 15

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