Denis Bonzy

Le secteur public de l’agglomération grenobloise est-il lui aussi en faillite ?

Aujourd'hui, avec un sondage CSA pour BFMTV, les Français montrent qu'ils veulent casser la langue de bois des professionnels de la politique. 63 % des français annoncent qu'ils considèrent que l'Etat Français est en faillite. Qu'en est-il du secteur public grenoblois qui est, lui aussi, terriblement endetté ?

D'abord le mot faillite, dans son acception du droit privé, est utilisé de façon impropre dans ce domaine. Mais il s'agit de montrer qu'à ressources constantes, le secteur public ne peut plus faire face à ses obligations habituelles. C'est dans cette rupture entre les moyens et les charges que la défaillance est inscrite dans les actuels faits.

Cette rupture est bien le cas du secteur public de l'agglomération grenobloise.

Le SMTC de l'agglomération grenobloise est en situation ouverte, officielle, de crise financière gravissime reconnue par toutes les autorités ayant valeur d'experts.

La Métro et la Ville de Grenoble sont à la tête d'un endettement historique record et de satellites publics tous plus déficitaires les uns que les autres à l'exception de GEG et de REG qui méritent des commentaires différents.
Grenoble 3

L'hôpital public de Grenoble, présidé par le Maire de Grenoble, est le 4ème hôpital français le plus endetté et pourtant les urgences ne peuvent pas être assurées comme l'indique l'actuelle crise.

Dans la réalité des chiffres, le secteur public de l'agglomération grenobloise est lui aussi, probablement d'ailleurs encore plus gravement que l'Etat faute d'actifs à éventuellement valoriser, dans une situation de rupture financière qui s'apparente communément à la faillite.

Le PS en a conscience. Il a décidé de mettre le dossier au congélateur jusqu'en mars 2014.

Avec l'actuel pouvoir sortant PS, l'évolution est déjà inscrite dans les tendances :

– le Conseil général de l'Isère sera appelé en garantie de façon croissante,

– les impôts locaux vont subir une hausse brutale sur l'année civile 2015,

– le péage urbain ressortira des tiroirs pour application accélérée pour ajouter une recette nouvelle.

C'est ce cycle infernal qu'il faut casser en 2014. Cela demande de l'honnêteté, du courage et de l'expérience.

Il faut surtout une réelle volonté de neuf pour sortir des aménagements marginaux et des gaspillages institutionnalisés de façon assez consensuelle d'ailleurs ces dernières années.

Ce sera très probablement le dossier central de la campagne 2014. 

Aujourd'hui, sur le plan local aussi à partir des informations fiables qui sont en notre possession, l'opinion publique locale n'est plus dupe des mots ni des déclarations apaisantes qu'elle n'entend plus.

Si la volonté existe de sauver des services publics essentiels de solidarité (scolaire, santé …), la fin des gaspillages publics est impérative de façon urgente avec une culture d'exemplarité dans le focntionnement des élus et des directions des divers organismes.

 

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