Seule la démocratie locale directe permettra d'assainir les finances locales qui sont en crise. L'exemple du service des urgences de l'hôpital public de Grenoble en est une illustration. S'il devait y avoir un choix entre la modernisation totale de cet équipement et l'organisation sécurisée de spectacles pour sauver les apparences du Stade des Alpes toujours vide, le choix serait vite fait.
Or, chaque année, la Métro va verser
1 500 000 € à Carilis bénéficiaire de la DSP du Stade des Alpes sans avoir eu à verser la moindre contribution publique d'entrée.
Si les citoyens devaient se prononcer sur de tels choix, qui peut imaginer que le service des urgences de l'hôpital public de Grenoble ne deviendrait pas le bénéficiaire naturel et privilégié de telles sommes ?
Les actuels gaspillages de fonds publics sont le fruit de deux facteurs :
– l'opacité,
– la solidarité entre les forces politiques institutionnelles.
Ce sont ces deux facteurs qu'il faut lever.
Changer pour de vrai, c'est gagner en lisibilité sur les actions financières pour que les choix soient clairs, compréhensibles.
Changer pour de vrai, c'est considérer que les dépenses sont le reflet de vrais choix de fond donnant un sens à l'action publique.
En mettant un terme de façon radicale aux actuels gaspillages publics, c'est une cagnotte immédiate considérable qui permettra de renforcer les services publics de proximité qui sont indispensables.
C'est l'un des enjeux majeurs pour mars 2014. La démocratie directe en sera un outil permanent.
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