La Cour d'Appel de Grenoble a connu aujourd'hui un sujet d'une particulière importance : les conditions de la garde alternée lors de la séparation d'un couple. Cette situation doit interpeller les juristes comme les politiques.
Les juristes, parce que la culture française veut que "la justice ne soit pas humaine" parce que le côté humain serait la porte ouverte à l'arbitraire, à la subjectivité. Mais la justice peut-elle pour autant devenir inhumaine ? Non.
Un sujet de ce type le montre bien.
La dimension humaine est le socle de la "bonne décision" car la règle générale, abstraite perd souvent son sens si elle est appliquée de "façon aveugle".
Ce procès doit également interpeller les politiques.
La loi française est en retard sur bon nombre d'évolutions de la société.
C'est le cas des mariages pour les personnes du même sexe. C'est le cas des conditions des enfants des couples séparés. C'est le cas aussi de la situation matérielle de familles monoparentales.
En matière de traitement des enfants séparés, les clichés d'antan sur "femme à la hutte pendant que l'homme accomplit ses vocations nourricières loin des enfants" ne répond plus aux réalités depuis longtemps. Un équilibre affectif différent est né. Il doit être respecté. Tout ce qui consacre l'évolution des sentiments des individus doit être respecté. C'est une évolution aussi considérable du côté des enfants qui gagnent beaucoup en années de maturité.
C'est à souhaiter que M. Nicolas Moreno puisse trouver en appel le recours qu'il mérite et qui le motive dans un combat remarquable comme souvent très émouvant.
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