La participation des Verts au Gouvernement Ayrault a conduit la représentation partisane des écologistes dans une impasse. La logique d'électoraliser l'écologie a trop politisé les combats. Les Verts ont été capables de se servir avec habileté immédiate d'un échec terrible aux présidentielles comme d'une … rampe de lancement pour une victoire aux législatives grâce à des accords électoraux avec le PS. Mais les Verts payent actuellement le prix fort de cette combine. Ils n'ont plus de valeur ajoutée.
Certes, il y a un électorat écologiste de gauche qui
accepte le clivage gauche / droite et qui accepte de se positionner prinicpalement sur ce critère. Mais il y a une part considérable de l'électorat écologiste qui veut absolument échapper à ce clivage, qui ne le reconnait pas comme structurant impérativement ses choix.
L'intégration des Verts dans le Gouvernement Ayrault menace l'électorat écologiste de désintégration.
C'est une nouvelle donne considérable. Les rencontres sur le terrain avec des électeurs de cette sensibilité permettent progressivement d'identifier les étapes de cette nouvelle donne :
– la définition de causes réalistes, c'est à dire relevant d'un calendrier possible. Une partie de l'électorat écologiste veut sortir du poujadisme vert,
– ils veulent également sortir de la culture d'avertisseurs pour devenir des administrateurs assurant une gestion plus environnementale de la société locale d'abord.
C'est le retour aux véritables origines de l'écologie : concilier les grandes idées avec les réalisations concrètes. Par sa sociologie, l'agglomération grenobloise est un terrain d'actions particulièrement intéressant en la matière.
Laisser un commentaire