L'opinion publique française bouge actuellement. Elle en a ras le bol d'être sage, sacrifiée. La crise est une sorte de torrent de lave qui consumerait tout sur son passage.
2014 ne doit pas être la revanche de la droite sur la gauche.
2014 doit d'abord être la revanche du plaisir.
Le plaisir de mettre en crise des "tyrannies" modernes qui ne sont plus acceptées :
– l'élu qui se prend pour le féodal qui décide de tout mais ne répond de rien,
– la ville qui est devenue un milieu hostile alors qu'elle devrait être un lieu de vies agréables (sportives, culturelles, ludiques, administratives par des procédures simples…),
– un urbanisme qui par son gigantisme porte en lui la violence de demain,
– des gaspillages financiers inacceptables quand chacun économise l'euro dans sa vie personnelle,
…
1983 a été la victoire de l'énergie : les jeunes maires étaient les gagnants des premières élections de la décentralisation : cette étape où une nouvelle France devait naître, celle des territoires.
1989 a été l'élection du compromis local : des listes ouvertes assurant la cohabitation du local.
1995, 2002, 2008 ont été les élections locales de la protection, d'où la force du PS. La droite avait mandat pour réformer l'Etat. La gauche avait mandat pour sécuriser le local.
2014, au moment où la gauche ne sécurise plus, le local doit être "l'îlot de douceur" dans un océan de tempêtes. C'est la probable tendance qui est en train de naître dans les études.
C'est que nous ressentons également dans les réponses aux consultations sur le projet 2014 : une multiplication de demandes pour vivre bien, pour le retour de l'esthétisme, pour la certitude que le citoyen est respecté, écouté …
La revanche du plaisir prend son essor.
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