Au moment où sont dressés les enseignements majeurs de la dernière campagne présidentielle américaine, 5 faux amis se détachent progressivement comme des enseignements majeurs. Ces enseignements méritent le nom de baptême de « faux amis » parce qu’ils remettent en question des acquis souvent très développés.
1) La prime n’est pas à la notoriété mais à l’image de marque : Romney a considéré avoir perdu en 2008 parce qu’il n’était pas assez connu. Il était « assez connu » en 2012 mais c’est son image de marque élitiste qui le plongeait dans l’échec comme cela aurait été le cas en 2008 s’il avait été alors désigné.
2) L’image de marque ne doit pas parler à tous mais à ceux qui font la décision : parler à tous, c’est parler à personne. Ce qui compte c’est la correspondance entre le pouvoir d’évocation de l’image de marque et les attentes des électeurs qui vont faire la décision. Comment Romney pouvait-il parler aux « classes moyennes » frappées par la crise ?
3) La véritable force de frappe c’est le porte à porte : paradoxalement, à l’ère du numérique, le contact humain a plus de poids que jamais. Voir le candidat, c’est l’impression qui peut faire bouger le contenu du vote.
4) Internet, c’est d’abord l’outil de l’appropriation de la campagne par le plus grand nombre des militants : la force n°1 d’Internet et des réseaux sociaux, c’est de permettre de réconcilier l’infiniment grand avec l’infiniment petit. Permettre que le cadre général devienne celui du voisin, du copain, du collègue …
5) Les campagnes seront de plus en plus onéreuses parce que chaque nouveau moyen de communication s’ajoute sans remplacer un ancien et parce que dans chaque domaine le niveau moyen de qualité (esthétisme, interactivité …) progresse.
Source: Uploaded by user via Denis on Pinterest
Source: Uploaded by user via Denis on Pinterest


Laisser un commentaire