Le Club 20 doit conduire trois étapes en même temps :
1 : mettre en place un choix stratégique
changeant la donne,
2 : installer une logistique capable à terme de
concurrencer des structures politiques locales en période de campagne électorale active,
3 : lancer très en amont la communication qui
crédibilise l’offre finale.
Face aux questions posées souvent sur notre stratégie à terme, conformément à notre engagement, il importe de donner toutes les clarifications nécessaires :
– soit nous cherchons à combler ce qui est présenté comme un "déficit" par rapport aux partis politiques locaux : mêmes pratiques, mêmes débats, même communication presse …
– soit nous transformons ce «déficit» en «valeur ajoutée positivement
discriminante» : les autres sont des professionnels des partis, des
mandats … A l'opposé, le Club 20 est «neuf» : que les municipales pour faire vivre une «nouvelle agglo» qui soit un plus pour la vie quotidienne de chaque habitant.
Pour évoluer ainsi, il faut remplir trois
conditions :
1) Sur
le fond : nos propositions doivent être novatrices. Pour qu’elles soient
perçues comme novatrices, elles doivent créer la rupture. Donc elles ne doivent pas être proches du «politiquement correct local».
2) Sur
le rythme : il y a 497 jours. C'est donc un marathon et pas un sprint. Il faut donc respecter les étapes naturelles sans fébrilité.
3) Sur
la communication : c'est le parti pris du terrain. Nos propositions doivent venir du terrain et vivre sur le terrain,
au milieu des citoyens, en répondant aux exigences de tous les territoires locauxdans leur diversité la plus forte.
L'action innovante, c'est la clé de la valeur ajoutée du Club 20.
Dans les relations entre l’opinion publique et les élus et /
ou les candidats, l’évolution majeure est intervenue dans la seconde moitié des
années 90. La société a acquis le sentiment qu’elle recelait davantage
d’énergie, d’atouts, de possibilités que ses décideurs politiques. Ce sentiment prend encore davantage de poids depuis mai 2012.
La société bouge. Les politiques gèrent le statu quo.
La société innove. Les politiques sont immobiles.
La société attend des solutions. Les politiques gèrent leurs carrières personnelles.
D’où la crise et le besoin permanent de sanction qui sont nés de ce
décalage.
La démarche de Nicolas Sarkozy de 2004 à 2007 à base
d’actions, d’initiatives, de ruptures a surfé sur cette vague avec un talent remarquable. Il en fut de même à cette époque pour Ségolène Royal et Désir d'Avenir qui fut une remarquable innovation changeant la donne de la primaire d'alors. D'où la déception lorsque Sarkozy a incarné tout le pouvoir et qu'il a oublié les promesses de sa phase de conquête. Cette déception qui a été le lit principal voire exclusif du résultat de mai 2012.
C’est à cette demande de neuf, d'énergie, de changement qu’il importe de répondre par l’action
innovante.
L'action innovante, c'est être unique.
Aujourd'hui, les hommes politiques se préoccupent plus de la
gestion du passé et de la dénonciation des erreurs antérieures que de la
conquête du lendemain. Même parfois des jeunes politiques semblent contaminés par leurs
aînés et deviennent vieux avant même d'avoir existé.
Le Club 20 se veut à l'opposé en ne s'occupant que de propositions pour l'avenir.
L'action innovante, c'est avoir "l'esprit jeune".
"L'esprit jeune" aujourd’hui peut
être résumé de la façon suivante :
– lucidité sans désespoir ni utopie,
– engagement sur des actions concrètes, ponctuelles et non
pas sur des grands mots ou sur de grands principes. Des actions et pas des enjeux de personnes. Pour nous, le temps des candidatures n'est donc pas ouvert,
– le besoin de sens : ce qui signifie que les actions doivent être mises en perspectives bien au-delà des seules mesures techniques.
Pour franchir de nouvelles étapes de progression, notre démarche a une obligation absolue : créer de la différence. Dès que nous faisons "comme les autres", la valeur ajoutée devient moindre.
Il ne s'agit pas de créer de la différence par principe. Mais de montrer que de nouvelles méthodes sont possibles, nécessaires. Il ne s'agit pas de le dire mais de le faire, ce qui est aussi une différence par rapport aux méthodes habituelles.
Cet esprit de différence est le pari stratégique de départ.
Nous pensons qu'il répond à un besoin. Nous pensons également qu'il répond à une demande. C'est ce que nous allons évaluer par étapes dans les prochains mois. Mais pour l'instant, tout se passe comme nous le souhaitions initialement. Il n'y a donc pas de raison de chercher à modifier notre cap et merci pour la participation de toutes celles et de tous ceux qui partagent ce besoin de changement.
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