Au moment où Grenoble s'enfonce dans des crises généralisées, Lyon relance avec succès sa volonté de place de marché en ouvrant début 2013 ce qui peut s'apparenter à une "bourse régionale new look".
C'est le retour à une vieille tradition.
En effet, à côté d'industries internationales
dont le fleuron Mérieux, la "bourse à Lyon" avait existé durablement dans la logique de "second marché" dirigé à destination des PME.
Euronext avait même installé une antenne dynamique dirigée très efficacement par Martine Collonge qui avait remarquablement fonctionné tout particulièrement au début des années 2 000 avec des introductions en Bourse conduites par des chefs d'entreprises comme Thierry Ehrmann, Christophe Sapet, Bruno Bonnell …
Cette antenne devrait être dirigée par un spécialiste de haut de bilan qui est d'ailleurs connu en Isère où il a effectué plusieurs interventions de qualité. L'officialisation pourrait intervenir dès la semaine prochaine.
C'est une initiative qui peut susciter espoir et regrets :
– espoir, parce que ces logiques de places régionales sont particulièrement bien adaptées au tissu des PME. Lors de la reprise économique, cette proximité territoriale devrait bénéficier aux entreprises iséroises,
– regrets, parce que Grenoble montre, une fois de plus, ses fragilités en se limitant à la logique d'essaimage autour du seul CEA, ce qui ne peut constituer qu'un volet économique parmi d'autres. Ce frein est l'un des volets d'un enclavement territorial plus global très préoccupant depuis que le projet de sillon alpin stagne dans un statu quo manifeste alors que Lyon s'est organisée pour devenir, sans Grenoble, une réelle métropole européenne.
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