La rentrée de septembre 2012 est celle des hausses tarifaires locales en Isère. France 2 a consacré ce jour un reportage sur le mauvais exemple isérois qui a mis un terme à la gratuité des transports scolaires imposant une dépense nouvelle aux familles pour un montant parfois élevé de 250 €. Le Vice-président aux transports explique qu’ils ‘agit d’une économie de l’ordre de 2 millions d’euros. Une hausse qui s’ajoute à l’augmentation des transports publics isérois dans le ressort de l’agglo grenobloise.
Cette « économie » est un transfert de charges :
– un arbitrage sur l’aéroport Grenoble Isère quasi-vide en permanence c’est 4 M€ d’économies soit le double de l’enjeu du maintien de la gratuité des transports scolaires. 4 M€ versés pour combler les supposées pertes de Vinci, groupe privé qui appartient aux multinationales les plus importantes du CAC 40,
– le décalage de la DSP sur le Stade des Alpes, c’est un coût quasi-équivalent au transfert de charges sur les usagers isérois donc au maintien de la gratuité des transports scolaires,
– actionner l’appel en complément de passif pour le groupe japonais Index dans le dossier du GF 38 c’est 5 années gagnées de gratuité des transports scolaires,
– faire l’économie de cabinets pléthoriques dans ces collectivités locales, c’est le maintien de la gratuité des transports scolaires et même bien au-delà,
…
Que montrent ces exemples ?
Les collectivités locales choisissent en permanence d’augmenter les charges qui pèsent sur les ménages et non pas les économies susceptibles d’être effectuées en maintenant, à fiscalité constante, la qualité des services publics de proximité.
C’est un choix politique. Si des associations de parents d’élèves étaient plus indépendantes de leurs actions, plus libres de considérations partisanes éloignées des intérêts de leurs mandataires (FCPE), ce langage de la vérité ferait progresser des positions.
Si le chômage augmente en France, c’est d’abord parce que la demande fait défaut. Elle fait défaut parce que le pouvoir d’achat des ménages est attaqué en permanence par des hausses de prélèvements publics de collectivités locales notamment.
Voilà la vérité des actes. La gratuité des transports scolaires en Isère aurait dû être préservée à la condition que des économies soient faites ailleurs. Mais les collectivités locales sortantes ne font pas d’économies. Elles augmentent toujours soit les impôts de tous soit les coûts pour les usagers et parfois même les deux !
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