Il n'est plus possible d'assister à une conversation dans un lieu public sans qu'il ne soit question d'actes de délinquances. Cette situation appelle trois remarques :
1) Dans une démocratie au fonctionnement normal, des statistiques dignes de confiance seraient régulièrement publiées. Ici, rien de cela en dépit des demandes et des organismes multiples aux fonctions d'ailleurs souvent redondantes.
2) Dans une démocratie au fonctionnement normal, ce sujet donnerait lieu à des questions précises susceptibles d'obtenir des réponses concrètes. Là encore, rien de tout cela. Le Gouvernement et les élus locaux ne parlent que des sujets qu'ils veulent comme si l'actualité pouvait vivre à côté d'eux sans les affecter. Hier, il était souvent reproché que le moindre évènement suscite une réaction immédiate. Aujourd'hui, rien ne bouge. Les Ministres ne se déplacent même plus sur les lieux des évènements susceptibles de marquer l'opinion.
3) La non-inscription de l'agglomération grenobloise parmi les quartiers méritant des efforts d'effectifs en matière de lutte contre l'insécurité est un terrible échec pour les pouvoirs locaux. Pour les citoyens, cette situation signifie surtout qu'il n'y a pas de perspective d'amélioration à court terme. Mais là toujours, pas la moindre explication.
Il faudra qu'un jour Michel Destot s'explique sérieusement sur les raisons de cette marginalisation quasi-généralisée qui l'affecte au sein du PS et qui impacte de façon collatérale les contribuables locaux placés à l'écart de décisions d'Etat comme la récente carte pour les zones prioritaires de sécurité.
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