Le Club 20 publie 11 mesures concrètes pour renforcer la démocratie locale dans l'agglomération grenobloise. Chacune de ces mesures répond à des difficultés actuelles. Des difficultés telles qu'il est nécessaire de s'interroger sur la raison d'un tel déclassement démocratique de la Métro.
L'agglo qui se voulait laboratoire de la démocratie dans les années 70, celle qui dans les années 80 a vécu des consultations référendaires nationalement d'avant garde, comment peut-elle aujourd'hui organiser un SCOT dans des conditions aussi lamentables, structurer les sites Internet pour que les délibérations soient quasi-inaccessibles, ne pas publier les dépenses des élus, ne pas informer sur des reports majeurs comme l'attribution de la DSP du Stade des Alpes ?
Cette situation inédite et imprévisible à ce point est le cumul de 3 facteurs :
1) La mentalité des détenteurs du pouvoir mais bien au-delà : le PS exerce le pouvoir sans contre-pouvoir. Le PCF accepte n'importe quel compromis à la condition que le PS ne touche pas à ses bastions historiques où vivent retranchés ses élus et ses permanents (Echirolles, Fontaine, St Martin d'Hères). Les Verts ne s'occupent jamais des "affaires de gauche". Leur véritable objectif : des nominations de fonctionnaires proches dans des instances liés à l'urbanisme et aux transports. L'opposition accepte d'être sous-traitée dans des conditions jamais connues. Plus elle est mal traitée, plus elle se contente de hochets ponctuels. Il y a si longtemps qu'elle ne devrait plus siéger dans certaines instances dans de telles conditions.
Tout le personnel politique actuel s'accomode de cette situation.
2) L'électorat PS et écologiste tolère ce déclassement : la raison est simple : c'est un électorat bloqué. Le bilan de la gauche peut être exécrable. Il vote quand même à gauche par "opposition à la droite". L'actuel électorat de gauche dans l'agglo est un électorat d'acceptation voire même de soumission. La soumission résulte du quadrillage des recrutements, des subventions, des aides diverses … L'acceptation découle de la déqualification de la droite permettant à des électeurs de gauche de se retrancher derrière un raisonnement : "c'est pas terrible mais avec les autres ce serait … pire".
3) La disparition des contre-pouvoirs : les poids financiers et économiques (passations des marchés publics) des collectivités locales placent le milieu économique en situation de quasi-dépendance. Les "donneurs d'ordres" que sont devenues les collectivités locales représentent un poids financier tel que "l'indépendance" est au mieux la neutralité donc le silence des entreprises.
Tous ces facteurs poussés à l'excès par un système installé dans la durée (près de 20 ans) font que l'agglomération vit une séparation inédite entre le pouvoir et les citoyens. La seule consultation référendaire organisée le 28 janvier 2012 dans une des Communes de la Métro a connu un résultat sans appel : claque magistrale donnée au projet défendu par la municipalité PS de la Commune en question.
Tout l'enjeu de 2014 consiste à redonner confiance aux citoyens dans l'idée qu'une démocratie de proximité est nécessaire, possible, fonctionnera mieux dans l'intérêt de tous les citoyens.
C'est l'un des enjeux des propositions du Club 20.
Pour transmettre vos propositions et réflexions à l'aide du second document ci-dessous, c'est très simple :
1) vous cliquez sur le document en version word qui est ci-dessous (le dernier en bas de page),
2) en bas du document quand il est ouvert, vous l’enregistrez : cela prend 10 secondes pour le télécharger,
3) dans le corps du texte, vous pouvez alors mettre vos remarques et vous nous retournez le document soit à club20@orange.fr ou d.bonzy@wanadoo.fr
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