La vague qui arrive est une secousse probablement comparable à celle de septembre 2008. Quelques chiffres constituent des repères simples évocateurs :
– la révision de la solidarité de l'Allemagne : c'est l'Allemagne qui a le plus prêté aux pays européens en difficulté (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne): 353 Mds € (15% du PIB allemand). La menace sur son triple A va beaucoup impacter l'opinion qui n'est pas prête à "payer pour les autres" après avoir effectué un terrible effort pour remettre à niveau l'ex-Allemagne de l'Est.
– le capital-investissement est au bord du gouffre : tous les 5 à 7 ans, les fonds de capital-investissement doivent revendre leurs participations pour rémunérer leurs investisseurs. Or, nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à vendre les entreprises achetées au prix fort en 2006/2007. 30% à 50% des fonds pourraient fermer dans les 5 ans. Selon Bain & Co, 40% des entreprises rachetées par des fonds de capital-investissement de 2004 à 2008 dans le monde valent aujourd'hui moins que leur prix d'achat.
– La France et son jour de libération fiscale : d'après les calculs de l'Institut Molinari, c'est jeudi 26 juillet que les citoyens français auront accumulé suffisamment d'argent pour pouvoir payer leurs prélèvements obligatoires. À partir du 26/07, ce qu'un contribuable français "moyen" produira ira directement dans sa poche … la date la plus tardive au sein de l'UE, derrière la Belgique.
Avec ces constats, la priorité devrait être à la baisse de fiscalité comme à la baisse des coûts du travail et à la flexibilité en matière économique. Or, la France va à l'opposé. Dans ce contexte de crise européenne généralisée, la dégradation de sa notation est considérée comme incontournable. Comme aucune collectivité locale ne peut avoir une notation plus élevée que celle de l'Etat, c'est la dégradation généralisée et un coût plus élevé de la charge de la dette par augmentation mécanique des taux.
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