Il y a quelques semaines, des annonces presse visaient à promouvoir une Université Grenoble Alpes annonciatrice d'une étape enfin concrète dans le projet de sillon alpin.
Mais le nouveau Président de l'Université de Savoie vient de rappeler sa revendication de totale autonomie : universités et sillon alpin
Depuis 2004, date d'une conférence de presse fortement médiatisée, le projet de sillon alpin n'a donc connu
aucune avancée concrète.
Des avancées importantes sont pourtant intervenues dans certains territoires voisins. Lyon a construit son projet de métropole européenne avec St Etienne, Vienne et Bourgoin, faisant exploser les limites départementales classiques.
Dans l'Ain, le Pays de Gex est en train de construire avec Genève une nouvelle entité intercommunale internationale faisant exploser les limites départementales classiques.
L'agglomération grenobloise n'a pas bougé concrètement sur son projet depuis 2004. Cette situation entraîne un isolement inquiétant.
Elle traduit surtout une coupure considérable entre les missions des élus locaux et les priorités des actions des élus locaux dans l'agglomération grenobloise. Etre élu local devrait consister à consacrer tout son temps à la bonne gestion du territoire concerné. Or depuis 10 ans, cette logique a été abandonné pour une culture du "socialisme hôtelier" dans laquelle la collectivité locale est un pôle logistique pour aspirer à faire … autre chose. La collectivité locale est l'hôtel des … autres conquêtes : structures, collaborateurs, logistique, chauffeurs, moyens financiers de communication ….
C'est une culture intolérable. Elle s'est installée par la complicité des oppositions locales d'une complaisance extrême à l'exemple des gaspillages actuels si peu dénoncés comme ceux du Stade des Alpes et de sa DSP toujours repoussée, un Stade qui est devenu une annexe administrative du Forum pour cause de travaux des locaux de la Métro.
C'est la complicité de tout un réseau d'obligés dont certains médias locaux qui sont devenus progressivement les annexes des informations officielles.
Jamais le déclassement de l'agglomération grenobloise n'a été aussi alarmant.
Les citoyens et les contribuables sont les premières victimes de cette situation. L'attractivité locale est en panne. A l'exemple des déclarations sur le sillon alpin, le concret est le statu quo et en la matière depuis 2004 quand tous les autres territoires bougent et avancent !
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