L'histoire serait-elle un perpétuel recommencement ? En 1981, au moment où la gauche avait tous les pouvoirs, Alain, Jean-Pierre, Jean-Jacques, Michel, Marie-Noëlle … croisaient le fer avec leurs opposants socialistes. Quelques années plus tard, ils gagnaient tous les pouvoirs locaux. Ayant alors franchi les étapes de l'indifférence, des moqueries, des fatalités, ils accédaient à celle des jalousies pour avoir tout gagné en si peu de temps.
En Isère, 2012 ressemble beaucoup à 1981. Les prénoms ont changé. Les nouveaux mousquetaires sont là :
Cécilia, Ihssane, Alexandre, Anthony, Benjamin, Gregoriu, Julien … Connaitront-ils le même parcours qu'en 1981 ? Ce qui est sûr, c'est que leur détermination est au moins aussi forte. Ils ont des valeurs communes avec des personnalités très différentes.
1) C'est la génération du non : ils n'ont pas cédé aux facilités du pouvoir local PS. Des camarades de scolarité sont vite allés dans des cabinets de collectivités locales. Eux ont choisi de défendre d'abord leurs valeurs. Quand ils ont même parfois pu constater que des proches (des militantes surtout pour le CGI / cf article du jour dans Atlantico : la valse des collaboratrices ) avaient parfois connu des virages accélérés pour rejoindre le confort douillet des structures locales, eux ont choisi d'abord l'ancrage aux … idées. L'affirmation de leur tempérament passe par cette exigence du non.
2) C'est la génération du neuf : les affaires locales des financements politiques (PS et Carrefour du Développement, RPR …), ils n'ont pas connu ! Les plus "âgés" d'entre eux entraient au collège à cette époque. Certains fréquentaient même encore les bancs de l'école primaire.
3) C'est la génération qui n'a connu localement que le PS au pouvoir depuis qu'ils sont majeurs : le PS a tous les pouvoirs locaux depuis près de 20 ans. Un sacré bail ! Dans ce contexte, cette nouvelle génération ne se fixe pas comme objectif un parcours … d'opposition. Elle souhaite "faire ses preuves" et cela passe par l'exercice du pouvoir local.
Dans ce contexte général, les tempéraments diffèrent.
Cécilia Durieu, Secrétaire nationale de l'UMP, vient de gagner ses galons sur le terrain. A Paris, l'UMP lui proposait plein de circonscriptions faciles tant l'état major national croit en ses capacités. Elle a choisi la circonscription de son enfance, de sa scolarité, de sa famille. Son tempérament est aussi inflexible et indépendant que son sourire peut être radieux. Sa tenacité est aussi forte que son apparence, sans le moindre gramme de maquillage, peut paraître fragile. Elle défend les valeurs de l'entreprise mais elle vit dans l'écologie : pas de coca mais des jus de légumes.
Anthony Peres, c'est le travail sérieux, détaillé, minutieux. Juriste, il aime la précision. Il parle peu mais ferme. Il aime le collectif des campagnes.
Benjamin Piton, c'est le challenge des compétitions. Cet informaticien pratique les objectifs clairs, les calendriers serrés, les missions où la performance se voit reconnue par les résultats.
Grégoriu S-Valery est un radical. Proche de François Gilabert, Gregoriu aime les nuances, la modération, les idées. C'est un conceptuel qui ne recherche pas le rapport de forces mais l'accord par consentement mutuel sur des bases de propositions.
Julien Polat, comme Cécilia Durieu, est passé par les législatives 2012. Il a su mener une campagne dynamique, de terrain, très mobilisatrice montrant à cette occasion notamment ses grandes connaissances des dossiers locaux et son talent d'organisation.
Mais il y a aussi Alexandre Kolow, Nicolas Petitfils (Villepiniste), Philippe Noviant (proche du Modem et de cap 21) … : toutes ces personnalités viennent de vivre le plus dur : la législative de juin 2012 : travailler des territoires très grands en affrontant une vague politique nationale hostile énorme.
Lors des élections locales, le territoire sera nécessairement plus modeste et la vague sera naturellement moins hostile.
Capables de trouver les bases saines d'une solidarité durable, ces mousquetaires peuvent changer la donne de 2014.
Deux d'entre eux viennent d'ailleurs de lancer "reconquête 2014".
La première réunion se tient :
vendredi 20 juillet 2012
à 19 heures
9 place Paul Vallier à Grenoble.
Une réunion sans restriction d'âges à pratiquer sans modération parce que l'alternance se gagnera en rassemblant dans la diversité le plus largement les compétences et les bonnes volontés.
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