Les journalistes français ont un rapport délicat avec le mécanisme de pluralité de candidatures aux fonctions publiques. Quand il n'y a qu'un candidat, ce serait la morosité. Mais, dès qu'il y a plusieurs candidats, ce serait la … pagaille. Dans cette "logique", aucune situation ne paraît saine.
La réalité est différente. L'opinion dans son ensemble a gagné en
pluralité, en diversité. Elle a mis un terme à des relations hiérarchiques installant une uniformité pesante. Dans cette logique, la pluralité de candidatures dans la vie publique est non seulement légitime mais naturelle. C'est le contraire qui mériterait questions.
L'UMP compte déjà près de 4 candidats : Fillon, Copé, Juppé, Dord. Il y aura d'autres candidats.
A Lyon, pour les municipales, 4 candidats sont déjà déclarés dans l'opposition municipale et l'enjeu est désormais d'identifier les conditions sérieuses, honnêtes, démocratiques de sélection. D'où le débat sur les "primaires de l'alternance".
A Grenoble, pour les municipales également et dans la seule actuelle opposition municipale, la situation est quasi – identique à celle de Lyon. Le jeu est ouvert. 4 à 5 candidats de profils différents ont déjà annoncé dans des cadres différents leurs candidatures probables éloignant le mécanisme artificiel, et d'ailleurs un peu grossier, manifestement travaillé par la majorité PS sortante visant à introniser un profil très précis.
A Villeurbanne, un jeune entrepreneur de la société civile accélère le calendrier et bouscule les habitudes.
Et la liste des autres exemples pourrait être longue.
Que traduit cette réalité ?
1) La diversité est là. Elle est incontournable. Ceux qui ne veulent pas compter avec elle seront soit débordés soit contournés par cette réalité.
2) Cette diversité sera de plus en plus forte, vive, animée ouvrant la représentation politique aux courants de la société.
3) Ce préalable passé, ce qui compte désormais c'est de définir les conditions d'une diversité harmonieuse. Cette harmonie ne doit pas seulement impacter les candidatures. Elle doit aussi impacter la composition des "nouvelles équipes". Le temps de l'uniformité est passé. C'est une nécessité de trouver les conditions d'une démocratie moderne en accordant une place plus importante au dialogue entre des sensibilités différentes, en sortant de la logique toujours inquiétante des "hommes providentiels" et en installant une réalité d'équipe qui corresponde à la réalité de la société.
Pour toutes ces raisons, cette évolution est manifestement un progrès.
Laisser un commentaire