Denis Bonzy

Didier Migaud et la bombe de la dette publique : et l’agglo grenobloise …

Le rapport de la Cour des Comptes présenté aujourd'hui montre, si besoin était, combien notre pays est au pied du mur pour réduire son endettement public. Il y a un moment où la dette devient incontournable.

Sur le plan local, la situation est particulièrement préoccupante. La semaine dernière,


il a été question des conditions de négociation par le Département de l'Ain d'une partie de sa dette toxique. Un Département comme l'Ain représente 588 000 habitants. Sa dette en capital s'élève à 439 M€. 

Les principales structures publiques de l'agglomération grenobloise ont elles plus de 1 milliard 500 millions d'euros de dettes en capital. Le seul SMTC compte plus d'endettement que la totalité du Département de l'Ain : 651 M€ pour le SMTC / 439 M€ pour tout le Département de l'Ain.

La Métro et la Ville de Grenoble sont chacune juste en-dessous de l'endettement du Département de l'Ain. La Métro compte 26, 30 % d'endettement toxique. La Ville de Grenoble compte 14, 6 % d'endettement toxique. 

Quant à l'EPFL, les conditions de valorisation de son stock moyen et long termes méritent des appréciations réservées. Le montant en question est de 34 M€.

C'est aujourd'hui avec beaucoup de sagesse que la Cour des Comptes a rappelé des exigences incontournables. Quand la même lucidité va impacter les structures de l'agglomération grenobloise, le réveil sera encore considérablement plus délicat. 

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