Le Gouvernement Ayrault a été beaucoup commenté ces derniers jours avec cette culture du compliment qui imprègne si souvent les journalistes des médias classiques dans un tel calendrier. Le plus intéressant dans ce Gouvernement est probablement ce qu'il n'est pas.
Il y a en effet 4 faiblesses majeures objectives :
1) Ce Gouvernement ne comporte pas assez de personnalités expérimentées. Il est la culture "Star AC" de la politique. L'opinion découvre de nouveaux visages avec comme promesse de vente : "ils vont vite apprendre sous vos yeux". C'est une logique totalement inadaptée aux circonstances actuelles. Le rebond de crise financière est aux portes. Le programme de FH a déjà été trop éloigné des réalités pendant la campagne. En plus du programme, il ne choisit pas une bonne équipe.
2) Ce Gouvernement ne comprend aucun membre de la société civile. Ce sont tous des professionnels de la politique coupés de la "vie réelle" depuis de très nombreuses années déjà. C'est probablement la première fois à ce point que la société civile est tenue aussi loin à l'écart d'un Gouvernement.
3) Ce Gouvernement n'adresse aucune main tendue à une formation politique extérieure aux courants du PS. Les Verts sous le visage de Cécile Duflot montrent qu'ils ne sont qu'un appendice du PS. Le Front de Gauche est à l'extérieur. Cap 21 de même. Les plus "compatibles" du Modem comme JL Bennahmias de même. Pas un ou pas une responsable d'association à caractère humanitaire. Là encore, c'est une situation sans précédent.
4) Ce Gouvernement est composé des barons locaux du PS qui ont montré leurs limites, c'est un euphémisme, dans la gestion de collectivités locales endettées, décalées, à bout de souffle. Hollande était leur "produit", leur candidat. Ils constituent aujourd'hui sa garde rapprochée officielle.
Que sont ces "champions" ?
Ils sont d'abord les "champions" des postures mais pas des actes.
Dans les actes, ils vivent comme des "bourgeois confortables" mais dans les postures, ils font croire aux camarades militants qu'ils sifflent "L'Internationale" dans les couloirs des "palais" locaux et maintenant des palais nationaux.
Hier, ils avaient un bouclier face à ce paradoxe : le pouvoir d'Etat qui leur échappait et qui devenait la source de toutes les difficultés c'est à dire l'excuse pour pardonner leurs incapacités. Maintenant, ils ont le pouvoir d'Etat.
Ils doivent montrer que non seulement il ne suffit pas de siffler 'l'Internationale" sans en assurer le contenu promis mais qu'en plus ils vont être observés sur la "diète de fonctionnement" ce qui n'est jamais arrivé sur le plan local avec la complicité bienveillante des différents relais des pouvoirs locaux.
Avec ces quatre manquements, le ticket d'entrée dans le musée des illusions promet dès septembre de surprenantes révisions.
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