Denis Bonzy

Affaire hôpital Michallon de Grenoble : la crise d’un « modèle » de développement urbain

Avril 2010 : l'opinion publique nationale apprend qu'il est possible de "perdre sa vie" en plein centre ville de Grenoble par un vendredi soir et en début de soirée.

Juillet 2010 : l'opinion publique nationale apprend qu'un quartier tout entier s'embrase.

Mai 2012 : l'opinion publique nationale apprend que des gangs organisent une expédition punitive au sein même des murs de l'hôpital Michallon.

L'agglomération qui se voulait "la capitale de la montagne" est-elle devenue la "capitale des violences urbaines" ? Et si oui, pourquoi ?

Cette situation est le résultat de très nombreux facteurs dont :

– le climat d'auto-satisfaction permanente où tout un système de pouvoir s'auto-congratule en permanence ne sortant jamais de sa bulle où chaque phrase est composée d'un sujet, d'un verbe et … d'un compliment,

– une organisation de la sécurité urbaine manifestement défaillante : les magasins d'armements battent des records de ventes de bombes individuelles asphyxiantes, marqueur de l'ampleur des peurs individuelles,

– un sous-équipement des polices municipales en moyens humains comme en moyens matériels. En dehors de la verbalisation du stationnement, où sont les brigades municipales de maintien de l'ordre public ? Rarement visibles. Tellement peu de membres.

C'est toute l'attractivité de l'agglomération qui est en cause. Elle est impactée par une image externe qui fait peur. Qui veut aller dans une agglomération qui fait peur ? 

C'est un échec implacable d'un développement qui se voulait "modèle" et qui va finir en "contre modèle" national, non pas ce qu'il faut copier mais ce qu'il faut surtout ne pas faire.

 

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