Avec la montée dans le Top 14 du Club de rugby de Grenoble, la polémique sur le stade des Alpes rebondit mais parfois sur des bases très surprenantes.
4 dossiers méritent un examen technique sérieux.
1) Y-a-t-il un stade de trop dans l’agglo ?
Non. Les règlements des fédérations n’admettent pas le partage permanent d’un même stade par les deux sports différents que sont le football et le rugby. Des dérogations temporaires peuvent intervenir à caractère exceptionnel. Des « transferts » de matchs à titre exceptionnel peuvent également avoir lieu. Mais le partage permanent d’un seul stade par deux équipes de haut niveau (L1 et L2) des deux sports différents est impossible. Aucune autre Ville placée dans cette situation ne vit un tel partage permanent (Toulouse, Bordeaux, Toulon, Lyon …). Par conséquent, la logique des 2 stades n’a pas à être remise en question.
2) La transparence sur les conditions financières du locataire ou demain du délégataire pour le Stade des Alpes : faut-il changer les actuelles pratiques ? Oui. Il est certain que l’opacité sur de nombreux volets financiers dans ce dossier comme dans tant d’autres devrait être levée. Une culture de « propriétaires » du pouvoir s’est développée dans des conditions dangereuses par des élus qui gèrent de l’argent public c’est à dire de l’argent du public et qui, à ce titre, doivent respecter une transparence absolue.
3) L’appel en comblement de passif pour protéger les contribuables de la Métro doit-il être mis en oeuvre ? Oui. Marc Baïetto n’a toujours pas répondu à cette demande. Si ce silence demeure, il vaudrait refus. D’autres voies seront alors activées.
4) En quoi consiste le véritable contenu du rendez-vous manqué dès l’origine ? Aujourd’hui dans le quotidien régional, un conseiller municipal d’opposition déclare « le rendez-vous a été manqué il y a 10 ans où il aurait fallu cosntruire de Stade des Alpes avec tous les acteurs mais on a préféré faire le choix d’un stade pour le seul foot …« . Ce mea culpa de l’opposition répond-il au contenu du rendez-vous manqué ? Non. Le véritable rendez-vous manqué a été une fois de plus sur la logique globale d’aménagement de l’espace. Encastrer un tel équipement dans une zone déjà aussi densifiée impose à cet équipement des contraintes irréelles dans le temps.
Ce tour d’horizon montre qu’il y a des polémiques qui n’ont pas de signification mais d’autres sujets qui mériteraient des explications urgentes, détaillées, précises.
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