Les travaux actuels de Toulouse pour re-définir le centre ville, centre d'agglo avec l'aide de Joan Busquets, architecte urbaniste, montrent, si besoin était, l'ampleur des échecs qui sont ceux de l'agglomération grenobloise qui va à contre-sens de toutes les priorités retenues dans les autres villes comparables.
Trois priorités :
1) créer la "ville nature" : végétalisation, animations, déplacements doux intégrés aux espaces naturels …
2) respecter l'identité du centre ville : le centre ville doit être le coeur de la ville, le coeur de l'agglomération, l'endroit où il faut bon flâner dans la paisibilité et dans la sécurité,
3) contruire une identité qui soit la marque internationale de la Ville et le cap choisi est en l'espèce celui de l'eau (rôle de la Garonne comme du Canal du Midi).
Sur ces bases, Toulouse ré-organise son centre agglo afin qu'il soit un espace mieux identifié, mieux partagé, mieux aimé.
C'est un travail de grande qualité qui montre le fossé qui se creuse progressivement avec une agglomération comme Grenoble où le centre ville est déclassé, sale, non sécurisé. Les commerçants y travaillent la "peur au ventre" et les familles doivent ré-accompagner leurs enfants ou familiers de peur qu'à n'importe quelle heure qu'ils soient confrontés à des délinquants violents. C'est un terrible échec que cette dévalorisation du centre ville, centre de l'agglo intervenue ces dernières années et qui s'accélère dans une logique de fatalité bien surprenante.
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