La stratégie de Schéhérazade, c'est l'histoire de plus pour gagner du temps. Mais il y a un moment où les faits prennent leur revanche sur les histoires. C'est actuellement le cas des voiries dans l'agglomération grenobloise.
Première histoire :
avec le tramway, l'automobile restera au garage. Faux. L'automobile a toujours sa place et le tramway ne la supplante pas.
Seconde histoire : en augmentant les kilomètres de tramway, l'automobile restera alors au garage. Faux. Des centaines de millions d'euros sont consacrés aux extensions mais l'automobile a toujours sa place.
Troisième histoire : en augmentant la sécurité dans le tramway, l'automobile restera au garage. Faux. Puisqu'il est question "d'améliorer la sécurité dans le tramway", l'opinion en déduit que l'insécurité y règne aujourd'hui aussi dans ce moyen de déplacements, donc l'automobile retrouve sa légitimité avec la sécurité qu'elle assure en plus de l'indépendance.
Quatrième histoire …
Mais à force de se bercer d'histoires multiples et diverses, il y a une étape où les voiries ne peuvent plus accueillir les automobiles. C'est le cas depuis la rentrée de septembre 2011 après de nombreuses alertes.
C'est le réveil face aux histoires plus inventives les unes que les autres mais déconnectées de la réalité des faits.
Ce réveil amorce d'autres questions. Et si c'était pareil dans d'autres domaines ? Le divorce est né. Les élus racontent une histoire (demain ira mieux) et les citoyens vivent des réalités immédiates.
Les voiries craquent et c'est tout l'édifice de la perception du bilan dans l'agglomération grenobloise qu'elles menacent parce que le doute est né pour des dossiers moins visibles. C'est la nouvelle donne majeure à la sortie de 2011.
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