En Isère, les législatives de juin 2012 seront-elles à l'exemple des dernières élections cantonales dans l'agglomération grenobloise un scrutin où pas un candidat de la majorité présidentielle sortante ne sera présent au second tour dans un seul territoire du ressort de la Métro ?
Les déclarations actuelles vont dans le sens de la multiplication des candidatures et c'est compréhensible. Les talents sont nombreux. La discipline partisane est de moins en moins acceptée. Beaucoup de facteurs objectifs contribuent à l'explosion des candidatures. Mais
si le FN est à un niveau élevé lors de la présidentielle, ce qui est très probable, même en appliquant une éventuelle décote lors des législatives, la droite présidentielle sous ses différentes composantes y compris des candidats éventuels DVD peut-elle se permettre trois candidats par circonscription sans prendre un risque très élevé de ne pas reléguer le premier des autres candidats (en dehors du PS et du FN) en troisième position ?
Est-il sain qu'il en soit ainsi ? Ne serait-il pas préférable de mettre en place des modalités sérieuses, transparentes, conditionnelles de régulation préalable des candidatures via des primaires à travailler pour qu'elles soient un filtre honnête. Ce dispositif devrait-il être allié à une sorte de code de bonne conduite permettant de pondérer ce résultat avec un panel éventuel d'autres indicateurs dont des sondages sur des bases garantes d'impartialité manifeste ?
Il serait quand même temps que cette question, qui peut paraître technique mais à tort, soit abordée avec sérieux car des duels de second tour risquent d'intervenir sur des bases particulièrement aléatoires ; ce qui n'est pas sain pour le bon fonctionnement démocratique et les législatives pourraient être un terrain intéressant pour un dispositif à appliquer en 2014.
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