Il est surprenant et inquiétant que les autorités locales n'aient pas tiré les leçons de l'échec cinglant de la candidature de Grenoble pour les JO 2018. Parmi les facteurs de cet échec cinglant figure l'image désormais troublée de la Capitale du Dauphiné.
Ce trouble est lié à plusieurs facteurs dont une image de marque externe fragilisée par la multiplication désordonnée de ses messages.
Dans l'absolu, trois vocations étaient possibles :
1) hypothèse la plus basse : alléger un fardeau financier. Cette logique du mistigri ne conduira à rien d'efficace à terme,
2) hypothèse moyenne : commencer à organiser une offre globale d'équipements d'animations : dans cette hypothèse, si la liste publiée des candidats agréés devait se confirmer, il y a plusieurs candidatures qui paraissent bien "étonnantes" tant leur coeur de métier est éloigné de ce savoir faire à l'exemple de groupes du BTP,
3) hypothèse haute : profiter de l'épreuve de cet échec pour changer la totalité de l'offre de l'agglomération en matière d'animations ce qui passe notamment par une unicité d'organisation. Il y a trop de pôles séparés. Dès 1986, TSO avait réalisé une étude en la matière. Il n'est pas possible d'avoir, de façon indépendante : deux stades de plein air + 2 aires couvertes à vocation grand public + alpexpo + alpes congrès + la régie du téléphérique + l'office du tourisme + la maison de la montagne + la maison de l'international + …
Cet éclatement de l'offre nuit à l'efficacité et à la visibilité des messages principaux. Tous ces satellites publics ou para-publics devraient être réunis dans une seule organisation ce qui optimiserait l'offre mais aussi économiserait significativement certains postes administratifs.
Sauf à aller chercher derrière la DSP ce qu'elle n'annonce pas publiquement, la DSP n'a pas réglé cette question.
Elle correspond à une conception riquiqui de la réorganisation indispensable des équipements d'animations de l'agglomeration grenobloise. C'est une étape de plus dans le déclassement de l'attractivité de l'agglomération grenobloise et dans la fragilisation de son image de marque externe au moment où se multiplient déjà des images répulsives (embouteillages, insécurité …).
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