Alain Mistral est le Vice-Président (PS) du CG de l’Isère en charge des finances. Dans le magazine départemental de décembre 2011 en cours de diffusion, il s’explique sur la « santé financière » du Département (voir pages 12 et 13). C’est simple, clair et sans appel.
Que dit-il ?
1) « Il ne faut pas alourdir la pression fiscale » : sur Grenoble et la Métro, chaque année les impôts et taxes augmentent.
2) « Il ne faut pas céder aux sirènes des banques qui font miroiter des gains financiers » : la Ville de Grenoble et la Métro traînent le boulet de dizaines de millions de dettes toxiques.
3) « Il faut se méfier des effets du vieillissement de la population et de la montée du chômage, donc de dettes sociales qui explosent » : même tendance à Grenoble et à la Métro où les impôts et les emprunts sont déjà au sommet.
4) Et pour conclure, le Vice-Président du CGI fait référence au rapport publié dans le Figaro Magazine qui épinglait la gestion de la Ville de … Grenoble.
Sur de nombreux dossiers à l’exemple des finances, les actuelles oppositions à la Ville de Grenoble et à la Métro sont toujours restées étrangement silencieuses. Au moins pour les budgets 2012, il leur suffira de relire les déclarations d’un responsable PS parues dans les colonnes du magazine départemental.
Mais maintenant que le diagnostic de la crise financière locale est dressé publiquement et officiellement en dehors des clivages politiques habituels, il serait temps de passer à l’étape des solutions pour l’agglomération grenobloise.
Au moment où notre diagnostic reçoit des approbations multiples, nous indiquons de nouveau que la Ville de Grenoble et la Métro préparent comme « sortie financière » l’implantation d’un péage urbain généralisé qui représentera une taxation quotidienne considérable.
Ce péage, voté après les prochaines élections de mars 2014 en cas de reconduction des majorités sortantes, est, à leurs yeux, la seule issue pour des collectivités qui sont au plafond de l’imposition et de l’endettement et qui ne veulent pas changer leurs conditions de fonctionnement. C’est une taxation sur la consommation des routes qui s’ajoutera à la stigmatisation ancienne de l’automobile qui a été conduite tout au long de ces dernières années.
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