Sur le site Internet Grenews, dans le bas du bandeau latéral droit, figure actuellement un questionnaire en ligne. Au moment de la rédaction de ce billet, 1 355 personnes ont participé à ce questionnaire. La méthode ne donne techniquement aucune garantie de représentativité de l’échantillon des exprimés. Mais plusieurs éléments méritent l’attention :
1) L’intitulé même du questionnaire : la recherche du « problème majeur à Grenoble » : ce choix illustre l’ambiance actuelle dans la Capitale du Dauphiné : l’examen des problèmes.
2) Quand il est question de sélectionner les « problèmes majeurs », la liste est longue.
3) Depuis le début de ce questionnaire, le problème désigné comme majeur est : … « le Maire actuel » pour 25 % des exprimés.
Comment comprendre cette « ambiance » ?
Il y a désormais le sentiment de 4 records :
1) Le record des impôts : Grenoble est dans le groupe de tête des impôts locaux élevés,
2) Le record de l’endettement : Grenoble est en même temps dans le groupe de tête des dettes publiques locales lourdes.
3) Le record de l’immobilisme : la liste des dossiers non réglés est longue. C’est le premier choc avec les deux classements qui précèdent. L’opinion de l’agglomération pourrait accepter une fiscalité locale lourde et un endettement élevé si les investissements d’avenir suivaient : voiries, equipements publics … Mais non, la dépense publique est lourde sans que les investissements suivent. Bien davantage, des équipements publics deviennent des caricatures de gaspillages (Stade des Alpes vide), des marches en arrière (Rocade Nord), des difficultés de qualité de vie (insécurité). D’où le mécontentement actuel.
4) Le quatrième record, c’est que les trois premiers aient pu prendre naissance et « prospérer » sans même qu’un débat de fond n’intervienne sur les causes de cette situation et surtout sur les facteurs de changements. Ce dernier record est à rapprocher d’un autre questionnaire en ligne intervenu cet été sur le même support sur le thème « quel nouveau maire en 2014 ? ». Ce questionnaire a pris fin à mi-août 2011 et le souhait numéro 1 était : « Monsieur Autre ». Avec un très large écart, « Monsieur Autre » arrivait en tête devant toute la liste des noms cités de l’actuelle classe politique (Destot, Safar, Noblecourt, Bertrand, Conseillers Municipaux de l’actuelle opposition grenobloise …).
L’opinion locale n’accepte plus le décrochage entre les problèmes rencontrés et l’absence de réponse attestant la prise de conscience mais aussi donnant la visibilité nécessaire aux contribuables et aux citoyens.
C’est ce décrochage qui est nouveau et qui mérite l’attention. La dette locale n’est pas encore le sujet majeur mais le rapprochement avec l’immobilisme crée le mécontentement avec une question simple de bon sens : payer autant aujourd’hui et demain pour quoi en retour ?
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